L'Union du Cantal 30 décembre 2015 à 08h00 | Par R. Saint-André

Cantal Conseil Elevage : Se poser les bonnes questions pour réussir à gagner du temps de travail

Un diagnostic réalisé par Capacilait fait apparaître un net besoin pour les producteurs de lait d’améliorer leurs conditions de travail afin de se libérer davantage de temps.

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Philippe Wallet, ingénieur-conseil, est intervenu sur “le temps de travail”, lors de l’assemblée générale de Cantal conseil élevage.
Philippe Wallet, ingénieur-conseil, est intervenu sur “le temps de travail”, lors de l’assemblée générale de Cantal conseil élevage. - © R. Saint-André

Cuma, robot, salarié, travaux délégués... Quelles pistes pour alléger le temps de travail sur les exploitations laitières ? Des questions posées lors de la dernière assemblée générale de Cantal conseil élevage, lundi 14 décembre à Ladinhac, et auxquelles un spécialiste a tenté de répondre. Philippe Wallet est ingénieur-conseil au Bureau technique  de promotion laitière. Selon lui, “il faut d’abord bien identifier les besoins avant de chercher une solution”. Car tout le monde ne partage pas forcément les mêmes besoins ou envies. Certains voudraient voir leurs journées raccourir, là où d’autres préfèreraient pouvoir prendre une à deux semaines de congés par an, d’autres encore aimeraient limiter les astreintes pour raison de santé...

Le risque de “craquer”

“Dans tous les cas, le travail est comme un élastique : à force de tirer dessus, un jour ça risque de craquer”, image Philippe Wallet. “Et à cela s’ajoute une nouvelle aspiration sociétale qui fait que les agriculteurs veulent désormais un accès aux loisirs comme les autres catégories sociales. Et parfois, cette demande est aussi forte que le volet du revenu.” Une problématique qui, selon le spécialiste, peut s’aborder selon des angles très différents. Le “gestionnaire”, qui se souvient qu’un échantillon représentatif d’exploitations laitières est passé en cinq ans (de 2009 à 2014) de 296 000 litres par unité de main d’œuvre (UMO) à 360 000 litres, réfléchira à une meilleure productivité. Il pourra alors penser à automatiser, rationaliser... Tandis que le point de vue “social” réclame au chef d’exploitation de se situer par rapport à d’autres professions. “Mais à qui se comparer ?” “Un ouvrier ? Un artisan ? Un chef d’entreprise ?”, demande Philippe Wallet... On peut aussi aborder le sujet sous l’angle de “l’ergonomie” qui vise à améliorer les conditions de travail afin de limiter les troubles musculo-squelettiques dont souffrent bon nombre de producteurs laitiers. “Et puis il reste le plus pertinent : le point de vue individuel. Il s’agit alors de se fixer des objectifs. Par exemple, s’il s’agit de rompre la solitude, il peut être envisagé de se trouver un associé.”

S’ouvrir à un tiers

L’ingénieur-conseil livre une méthode. Il estime nécessaire de discuter avec quelqu’un d’extérieur à la ferme, afin de verbaliser sa demande, la clarifier après un dialogue qui peut s’ouvrir, par exemple, avec un technicien agricole. Il s’agit ensuite de se comparer à d’autres. Sachant que pour un même litrage, avec une salle de traite identique, le temps de travail varie du simple au double. Ce n’est qu’après ces étapes que des solutions à même d’améliorer le fonctionnement quotidien peuvent être évoquées.

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal. Droits de reproduction et de diffusion réservés.

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