L'Union du Cantal 16 décembre 2015 à 08h00 | Par Renaud Saint-André et Jean-Marc Authié

Laurent Wauquiez succèdera au tandemQueyranne-Souchon

Dans une triangulaire entre union de la droite et du centre, union de la gauche et Front national, plus de 3 millions d’électeurs se sont exprimés.

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Au 1er janvier, ils ne feront plus qu’un. Mais de fait, ce sont bien deux territoires régionaux qui ont basculé à droite dimanche, puisque, jusqu’à ce jour, Rhône-Alpes comme Auvergne étaient gouvernées par le Parti socialiste et ses partenaires politiques. Cette fois-ci, les alliances d’entre deux tours de la liste de Jean-Jack Queyranne avec les Verts, le PCF et autres Front de gauche, n’auront pas suffit face à la machine lancée dès le premier tour qui réunissait d’emblée “la droite et le centre” (Les Républicains, UDI, Modem...), pilotée par l’ancien ministre de Nicolas Sarkozy : Laurent Wauquiez.Au 1er janvier, ils ne feront plus qu’un. Mais de fait, ce sont bien deux territoires régionaux qui ont basculé à droite dimanche, puisque, jusqu’à ce jour, Rhône-Alpes comme Auvergne étaient gouvernées par le Parti socialiste et ses partenaires politiques. Cette fois-ci, les alliances d’entre deux tours de la liste de Jean-Jack Queyranne avec les Verts, le PCF et autres Front de gauche, n’auront pas suffit face à la machine lancée dès le premier tour qui réunissait d’emblée “la droite et le centre” (Les Républicains, UDI, Modem...), pilotée par l’ancien ministre de Nicolas Sarkozy : Laurent Wauquiez.

Un plébiscite dans le Cantal

En assumant une triangulaire, le Front national ne s’est pas positionné en arbitre, mais bel et bien en acteur. Les colistiers de Christophe Boudot remportent 34 sièges sur les 204 que comptera la nouvelle assemblée régionale. L’union de la gauche aura 57 élus et la droite 113, profitant d’une “prime au gagnant” qui bonifie le scrutin proportionnel de 25 % des sièges. Quant à la répartition par départements, basée essentiellement sur des critères démographiques, elle pénalise le Cantal qui n’aura que quatre conseillers régionaux. Trois dans les rangs de la nouvelle majorité régionale : Alain Marleix (LR), Martine Guibert (UDI) et Jean-Pierre Delpont (divers droite). Une sur les bancs de l’opposition : Dominique Bru (PS). Naturellement, il faudra attendre après le 4 janvier 2016, date de l’élection du bureau exécutif, pour connaître les rôles de chacun et les missions qui vont incomber aux nouveaux élus. Un des principaux soucis des Cantaliens concerne le poids que pèsera le département dans cette vaste assemblée. Une préoccupation à laquelle le président du Conseil départemental est forcément très attaché. Même si, dès les résultats connus, Vincent Descœur était un peu soulagé : “Et c’est justement parce que la représentativité est réduite qu’il était important que le Cantal s’inscrive dans ce nouveau souffle. Nos élus vont s’employer à ce que le département en bénéficie, par la relation qu’ils sauront entretenir avec l’exécutif, voire à participer à celui-ci.”

Laurent Wauquiez, ici dans sa mairie du Puy-en-Velay, devrait devenir le premier président de la grande région Auvergne-Rhône-Alpes, lors de la séance du 4janvier.
Laurent Wauquiez, ici dans sa mairie du Puy-en-Velay, devrait devenir le premier président de la grande région Auvergne-Rhône-Alpes, lors de la séance du 4janvier. - © HLP

Préoccupations citoyennes

Mais sur le plan politique, Vincent Descœur voit dans le résultat de dimanche dernier un “camouflet pour ceux qui soutiennent aveuglement un gouvernement qui s’est davantage préoccupé de désorganiser le pays, plutôt que de répondre aux préoccupations quotidiennes des citoyens ; d’un gouvernement plus occupé à dépenser de l’énergie à faire et à défaire plutôt que de s’intéresser aux problèmes ruraux”...

Ce n’est évidemment pas l’avis du député socialiste du Cantal, Alain Calmette. Même s’il admet une déception, “notamment sur un score qui aurait dû être plus serré”, son analyse est bien différente. “Dans le département, la droite fait comme en 2010 et c’est la gauche qui a perdu des voix au profit du Front national. Cela veut dire que nous sommes peut- être en train d’assister à l’avènement d’un tripartisme durable.” Pour autant, Alain Calmette ne désespère pas de convaincre de nouveau. “Personnellement, je ne suis pas sûr que l’électorat du FN soit forcément de droite, y compris dans le Cantal ; ce sont donc des gens que l’on doit reconquérir.” En outre, le PS se console en constatant être arrivé en tête sur Aurillac, devant la liste Wauquiez. “Quant aux résultats nationaux, je suis plutôt content. On s’aperçoit que notre stratégie aura pesé puisqu’il n’y aucune Région pour le FN”, concluait le député Calmette, quelques minutes seulement après que les résultats ont été révélés dimanche soir.

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