L'Union du Cantal 05 octobre 2011 à 14h43 | Par P. Olivieri

V. Descœur : “Il faut donner une seconde vie à la loi montagne”

Un quart de siècle après l’adoption de la loi montagne, la reconnaissance de l’identité et des spécificités de ces territoires est loin d’être acquise, selon le président de l’Anem.

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Vingt-cinq ans après la promulgation de la loi montagne du 9 janvier 1985, les massifs français sont-ils parvenus à faire entendre et reconnaître leurs spécificités pour ne pas dire leurs handicaps et problématiques propres ? Pas franchement, pour Vincent Descœur, président de l’Anem (Association nationale des élus de la montagne) qui tient son congrès la semaine prochaine à Bonneville (Haute-Savoie). “Aujourd’hui, on a l’impression que la reconnaissance de la spécificité montagne a tendance à s’estomper au sein d’un débat plus global, celui de la ruralité, estime le député du Cantal. Or, quand cette question de la ruralité est posée, on nous oppose des territoires ruraux peuplés de 25 millions d’habitants, qui comprennent aussi la partie rurale des Yvelines et qui n’ont pas franchement les mêmes préoccupations que nous.” Une tendance lourde que l’Anem tente d’endiguer
Le président Descœur et sa secrétaire générale lors d’une rencontre avec le ministre Richert.
Le président Descœur et sa secrétaire générale lors d’une rencontre avec le ministre Richert. - © P.O.

Déni d’identité

 

Et cette action de lobbyiste des peuples montagnards risque d’être de nouveau mise à rude épreuve avec un rapport d’évaluation de la politique de la montagne dont “nous ne sommes pas très satisfaits”, déclare le président, pour ne pas dire “très mécontents”. Ce rapport tendant en effet à diluer les caractéristiques des zones de montagne. Un déni d’identité qui pourrait bien faire reprendre leur bâton aux montagnards, les élus de l’Anem attendant de pied ferme le ministre de l’Aménagement du territoire, Bruno Le Maire, “dans une attitude revendicatrice”. “On souhaite une deuxième vie pour la loi montagne”, déclare Vincent Descœur qui relève au passage que le Conseil national de la montagne présidé par le Premier ministre “ne se réunit pas avec la régularité souhaitée pour un fonctionnement optimal”... Le ton se veut tout aussi offensif sur les dossiers prioritaires du moment : l’école, la santé, le déploiement des nouvelles technologies de l’information et de la communication, la péréquation financière entre territoires. “Il ne s’agit pas d’une demande d’assistanat, ni de dépenser le fruit des initiatives de territoires mieux pourvus puisque sur les droits de mutation par exemple, le littoral ou l’Ile-de-France bénéficient d’un niveau de transactions qui les assure de l’évolution positive de leurs ressources. Il s’agit bien de solidarité territoriale”, insiste le président qui craint à l’avenir des dispositions moins favorables pour la montagne que celles dont ont bénéficié en 2011 un certain nombre de départements.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

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