L'Union du Cantal 30 octobre 2007 à 00h00 | Par R. Saint-André

Une hausse certes, mais pas de quoi s’enflammer...

La satisfaction des JA reste mesurée quant aux revalorisations du prix du lait.

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“Déjà, on nous pointe du doigt, nous les producteurs de lait, accusés d’une hausse des produits à la consommation. Or, nous n’avons encore rien vu venir, puisque la première augmentation significative sur notre feuille de paie n’interviendra qu’autour du 20 novembre”, a souligné à la sortie d’une réunion du groupe lait des Jeunes agriculteurs (JA) son responsable, Jean-François Navarro.
Jean-François Navarro, responsable du groupe lait des JA du Cantal.
Jean-François Navarro, responsable du groupe lait des JA du Cantal. - © R. S.-A.

Compenser les pertes

Comme la quinzaine d’autres responsables cantonaux, il précise que cette hausse de 58 euros par 1000 litres intervient dans un contexte où le le beurre et la poudre rapporte davantage aux entreprises que la fabrication fromagère, en raison d’une pénurie mondiale. Et d’ajouter que tous seront vigilants à ce que l’accord soit partout respecté. “Lorsque sonnera l’heure du bilan de l’année 2007, avec une moyenne sur les quatre trimestres, nous constaterons que la hausse du prix du lait aura tout juste compensé... des pertes. Comme la baisse des cours des veaux ou la flambée du coût des aliments du bétail”, explique Jean-François Navarro. D’où, selon lui, la légitimité d’une nouvelle augmentation annoncée pour le début d’année (de 80 euros par 1000 litres). Les JA relèvent aussi que ces revalorisations sont un moyen de conserver un minimum d’attractivité, n’oubliant pas que dans le Cantal, des centaines d’éleveurs ont cessé de traire ou font davantage de croisement pour produire moins de lait. “Le prix du lait est un élément déterminant si l’on veut continuer à installer”, affirme le responsable du groupe lait, inquiet de constater que c’est la première fois que le département installe si peu de jeunes dans cette production.  

L’AOC pour penser le long terme

En outre, Jean-François Navarro ne se fait pas trop d’illusion. La tendance risque de s’inverser. “Il ne faut pas s’enflammer. Mais profiter d’une ambiance positive pour construire ensemble des projets à long terme”, dit-il en faisant allusion à la reconstruction de filières AOC valorisantes. “Nous attendons les réponses des partenaires qui veulent s’engager dans l’AOC cantal”, poursuit-il. “Par le biais de la FDSEA et des JA, les producteurs ont déjà fait une proposition de mécanique de valorisation partagée entre la production et la transformation. Aux entreprises de réagir”.  

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