L'Union du Cantal 22 janvier 2004 à 00h00 | Par Frédéric Pigot

Un observatoire de la Dordogne à Mauriac

Gérer les ressources en eau du bassin de la Dordogne : telle est la mission d´?pidor, qui dispose désormais d´une antenne à Mauriac.

Abonnez-vous Réagir Imprimer

?pidor dispose depuis jeudi dernier d´une antenne administrative à Mauriac, dans le cadre du contrat "Haute-Dordogne". Présent à l´inauguration, Gérard Leymonie, maire de Mauriac, conseiller général et administrateur d´?pidor, s´est félicité de l´arrivée dans sa commune de quatre nouveaux salariés (sur les 17 que compte l´établissement), qui vont quitter le siège de Castelnau-la-Chapelle en Dordogne pour s´installer à Mauriac.

Six départements impliqués

Il a souligné que l´installation de cette antenne est née de la volonté de l´?tablissement Public Territorial de Bassin (EPTB) de dynamiser son action sur la Haute-Dordogne. Jean-Yves Gouttebel, vice-président du Conseil général du Puy-de-Dôme et administrateur d´?pidor, estime également que le contrat Haute-Dordogne sera facilité par cette antenne de Mauriac.

Il a souligné par ailleurs l´efficacité et l´exemplarité de ce travail, fruit de la coopération entre plusieurs départements. De son côté, Vincent Descoeur, président du Conseil général du Cantal, a salué l´intérêt que Gérard Leymonie et Henri Fabre, conseillers généraux de Mauriac et Champs-sur-Tarentaine, portent à cette rivière.

Il a rappelé que l´Entente de la Vallée du Lot (qu´il préside) travaille dans le même esprit qu´?pidor, et estime que la décentralisation dans le Cantal d´une partie du personnel d´?pidor est une idée "louable".

Venue en voisine du canton de Neuvic en Corrèze, Jacqueline Caplat, conseillère régionale du Limousin, a noté le travail accompli par ?pidor en insistant sur l´intérêt croissant que lui porte la région dont elle est élue (1). "Cette implantation dans la partie haute du territoire correspond à la vocation d´?pidor, a remarqué Bernard Cazeau, sénateur, président du Conseil général de la Dordogne et de l´EPTB. Peut-on travailler facilement sur la qualité de l´eau sans prendre en compte l´ensemble du bassin? Peut-on dire à la faune qu´il y a des limites départementales ? Non !", a-t-il déclaré, notant au passage que le choix de rassembler autour d´un bassin est inscrit, depuis, dans les évolutions législatives (2).

Deux contrats Epidor dans le Cantal

"?pidor, désormais, ce ne sera plus seulement Castelnau-la-Chapelle en Dordogne", s´est félicité son président, en précisant qu´à travers ce contrat interrégionnal et interdépartemental, il sera possible d´aller encore plus loin, à condition de rester unis, pour faire de la Dordogne un lieu de qualité environnementale, de qualité de vie et d´attractivité touristique. Bref, en faire "le sourire de la France". Christian Cléret, sous-préfet de l´arrondissement de Mauriac, a rappelé qu´?pidor anime deux contrats de rivière dans le Cantal, sur la Cère et la Haute-Dordogne. Il s´est félicité de voir que cet enjeu environnemental, économique et touristique est l´occasion de faire travailler ensemble des élus et des associations pour mettre en place un programme de développement.

(1) ?pidor a signé une convention interrégionale avec les régions Aquitaine, Limousin et Midi-Pyrénées.

(2) La loi sur l´eau du 30 juillet 2003 reconnaît l´utilité des établissements publics territoriaux de bassin.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. L'Union du Cantal se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,