L'Union du Cantal 27 juin 2007 à 00h00 | Par Renaud Saint-André

Un groupement sur deux inactif faute de salarié

Le manque de main d’œuvre agricole ne permet pas à tous les groupements d’employeur de bien fonctionner

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L’assemblée générale de la FDGEA était présidée par Jean-Marie Fabre et animée par Marie Lacombe.
L’assemblée générale de la FDGEA était présidée par Jean-Marie Fabre et animée par Marie Lacombe. - © L'Union du Cantal
Près d’un groupement d’employeurs sur deux est “en sommeil”... faute de salarié. La problématique dépasse le seul monde agricole. Jean-Marie Fabre, président de la fédération départementale des groupements d’employeurs en agriculture (FDGEA), le sait bien. C’est pourquoi, lors de la dernière assemblée générale, il a proposé de chercher des solutions avec d’autres secteurs d’activités rurales, confrontés au manque de main d’œuvre. La pluriactivité était donc à l’ordre du jour ce 1er juin.

Avec les mairies
Marie Lacombe, animatrice de la FDGEA, souligne qu’une enquête, conduite auprès des communes de moins de 800 habitants, révèle que 40 % des municipalités conviennent elles aussi d’un manque de main d’œuvre technique. Une piste pour partager une main d’œuvre qui devient trop rare pour satisfaire tout le monde. La sensibilisation des jeunes est l’autre piste évoquée pour remédier à cette carence. “Il faut avoir le courage de dire à ceux qui sont en formation agricole que tout le monde n’aura pas sa place à l’installation dès la sortie des études”, estime Michel Combes, président national de la fédération des groupements d’employeurs en agriculture. Toutefois, il convient de reconnaître que sur les 65 jeunes sensibilisés dans les établissements du Cantal ou au cours de forums sur l’emploi, la FDGEA n’enregistre pas de résultat.
Un nouveau diplôme au CFPPA de Saint-Flour
A partir de septembre prochain, le CFPPA de Saint-Flour proposera un brevet professionnel avec option “travaux de la production agricole”. Un diplôme pour devenir salarié, en quelque sorte. Ou plus exactement “agent en polyculture et élevage”, un terme plus valorisant. Cette pénurie est d’autant plus regrettable que le principe du groupement d’employeurs ne manque pas d’atouts : travailler à plusieurs permet de gagner en efficacité et en sécurité, tout en s’assurant d’une forme de remplacement en cas de maladie ou d’accident ; tandis que les tâches administratives liées à l’embauche sont réduites et les coûts mutualisés.

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