L'Union du Cantal 11 février 2009 à 14h47 | Par R. Saint-André

Un exercice grandeur nature mobilise plus de 80 hommes

Le Cantal n’est pas à l’abri d’une avalanche. Pour parer au pire, les services de secours ont effectué un exercice, vendredi matin en haut des pistes de ski.

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Et si une avalanche se produisait ? Les dispositifs de secours sont-ils prêts à y faire face ? C’est précisément pour mesurer la réactivité et la coordination des différents services de secours que des exercices ont régulièrement lieu dans le Cantal. Vendredi au Lioran, d’importants moyens matériels et humains ont été déployés. Le résultat est à la hauteur des espérances. De l’avis de chacun des intervenants, le scénario était “plausible” : un skieur à proximité de la gare supérieure de téléphérique pratique du hors piste. Il déclenche une avalanche. Un témoin assure qu’une dizaine de personnes skiaient avant d’être totalement ou partiellement ensevelies. Les pisteurs partent constater et donnent l’alerte à 9 h 35.  Deux minutes plus tard, les pompiers, basés sur le site, sont en bas des pistes.

Recherche de victime et premiers soins ne sont pas facilités par le froid. Puis accueil au poste médical avancé avant les évacuations sanitaires.
Recherche de victime et premiers soins ne sont pas facilités par le froid. Puis accueil au poste médical avancé avant les évacuations sanitaires. - © R. S.-A.

Dans et sous la neige

Là-haut, des figurants attendent couchés dans la neige, bien emmitouflés dans leurs doudounes. Ils portent sur eux une feuille qui précise la nature des blessures que le scénario a prévu pour eux : fracture ouverte, hémorragie interne... ou décès ! Sous la neige, des sacs de la taille d’enfants ont été volontairement totalement enfouis. Il reviendra au chien de l’équipe cynophile et à un peloton de gendarmes en rang serré et équipé de perches de retrouver ces victimes fictives. Ils ne tardent d’ailleurs pas à arriver. Les pompiers ont demandé immédiatement du renfort. Les dameuses et motoneiges de la station, ainsi que leurs chauffeurs sont réquisitionnés ; une brigade de gendarmerie de montagne (PGM) les rejoint ; les services du Samu sont en alerte, à la fois auprès des victimes, à l’accueil de l’hôpital d’Aurillac, à la cellule psychologique mise en place pour les familles. Les hélicoptères ne tarderont pas à rejoindre le Lioran et effectueront alors un ballet de rotations, acheminant les victimes les plus sévèrement touchées.

Un poste médicalisé avancé

La patinoire du Lioran est également réquisitionnée. C’est dans une salle chauffée qu’un poste médicalisé avancé est installé. En fonction des blessures constatées, les victimes de l’avalanche sont censées partir vers les hôpitaux de Saint-Flour, Aurillac, Clermont ou même Grenoble pour les hypothermies les plus sévères. Il est 11 h 50. C’est la fin de l’exercice. Toutes les victimes ont été trouvées et prise en charge en à peine plus de deux heures. Elles étaient pourtant plus nombreuses qu’annoncées...
Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.
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