L'Union du Cantal 10 décembre 2002 à 00h00 | Par Pascal Piganiol

Un élevage cunicole ouvre ses portes - De la cabane à lapins au bâtiment "duo"

Installés à "Lavialle" d´Omps avec le lapin comme production principale, Annick et Francis Gauzins viennent de moderniser et agrandir leur élevage. Avant l´arrivée des premières bandes en janvier, ils ouvriront les portes de leur bâtiment flambant neuf le jeudi 12 décembre.

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"S´il n´y avait pas le lapin, on ne serait pas agriculteurs", affirme Francis Gauzins, en expliquant qu´il a repris en 1988 une exploitation familiale de 16 hectares seulement. Il a alors mis en place un élevage de lapins, tout en développant un atelier d´engraissement de génisses croisées commercialisées sous la marque "Boeuf du Cantal" (20 par an). Il a démarré avec 120 cages-mères dans des cabanes en bois, et agrandi une première fois son élevage pour passer à 250 cages-mères en 1992 lorsque Annick l´a rejoint.Un nouveau capIl a décidé de franchir un nouveau cap en construisant un bâtiment en dur, à la fois pour améliorer ses conditions de travail et augmenter sa production afin d´installer son épouse qui, après avoir obtenu la capacité agricole, vient de constituer avec lui une EARL. Lancés en avril, les travaux d´aménagement du nouveau bâtiment sont quasiment terminés. Avant que les premières bandes de lapins rejoignent début janvier l´imposante bâtisse, le couple a accepté d´organiser une journée portes ouvertes pour montrer cet équipement et témoigner de son expérience.Le système des cabanes permettait déjà une conduite rationnelle au plan sanitaire. Ce qui explique pour partie les excellents résultats de l´éleveur qui, en 2001, a fourni 63 lapins par femelle avec un prix de revient de 7,84 F/kg produit pour un prix de vente moyen de 12,03 F/kg l´année dernière (une partie des animaux étant commercialisée sous la marque "Lapins aux yeux noirs" qui amène plus value moyenne de 0,60 F/kg). Depuis longtemps, le lapin est devenu la première source de revenu de la famille (autour de 80 %).Système "duo"Mais ce système avait des limites : "La corvée de nettoyage était très lourde. Ca fait 15 ans qu´on charrie quelque chose comme 150 tonnes de fumier par an à la main", souligne Francis Gauzins. D´où la décision d´investir dans un bâtiment en dur en système "duo"."Tous les éleveurs qui s´installent ou modernisent adoptent désormais ce système, qui consiste à créer deux salles jumelles afin de créer des vites sanitaires par salle entière entre les lots", remarque Serge Bastide, responsable cunicole de la SA Jambon, qui a accompagné le projet. "Lors du sevrage, toutes les femelles sont déplacées une semaine avant leur mise bas vers la deuxième salle, où un vide sanitaire d´une semaine environ a pu être assuré. On évite ainsi de déplacer les lapereaux au moment du sevrage", explique-t-il.30 000 lapereaux par anLe nouveau bâtiment accueillera 440 cages-mères (soit 600 femelles environ) pour une production annuelle qui devrait avoisiner les 30 000 lapereaux (contre près de 18 000 actuellement). Les bandes seront enlevées toutes les 6 semaines par les camions des établissements Ribot.L´investissement réalisé par le couple se chiffre à 188 153 euros (soit 314 euros par femelle), subventionné à hauteur de 72 556 euros. Le reste a été financé par un prêt à 3 % sur 12 ans (dans le cadre d´un Plan d´amélioration matérielle) qui représentera une annuité de 21 euros par femelle. Au-delà des équipements habituels, le bâtiment sera doté d´un système d´alimentation automatique des animaux."Sur le long terme, le lapin est une production intéressante, même avec les chutes de cours qu´on peut connaître", témoigne Francis Gauzins, tandis que Serge Bastide souligne que le marché reste demandeur et qu´il y aurait place pour de nouveaux éleveurs.Pour plus d´informations, consultez L´Union agricole et rurale du 7 décembre 2002.

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