L'Union du Cantal 13 janvier 2015 à 10h00 | Par C.Fournier

Un contrat de génération au GEA Caldaguès Aubrac

Le contrat de génération en agriculture encourage l’embauche des jeunes et le maintien dans l’emploi des seniors.

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Hervé Caldaguès, sur le contrat de génération : “Une aide d’autant plus appréciable que nous formons nos jeunes.”
Hervé Caldaguès, sur le contrat de génération : “Une aide d’autant plus appréciable que nous formons nos jeunes.” - © C.Fournier

Le Groupement d’employeurs agricoles (GEA) Caldaguès Aubrac a été créé fin décembre 2013, une opération dont le GVA de Chaudes-Aigues a été le moteur. Il compte à ce jour douze agriculteurs du canton de Chaudes-Aigues, qui se partagent deux salariés disposant ainsi chacun d’un temps plein. Mais, en outre, ces embauches se sont faites dans le cadre d’un contrat de génération : “D’un côté, nous avions dans notre GEA deux agriculteurs de plus de 57 ans. De l’autre, des jeunes demandeurs d’emploi”, témoigne le président du GEA, Hervé Caldaguès. Pour autant, les agriculteurs du GEA avaient au départ quelques craintes : “Si nous avions besoin de main d’œuvre supplémentaire, le côté administratif du salariat nous inquiétait un peu… Et nous ne savions pas non plus si ce contrat était compatible avec un GEA…” Il s’avèrera que oui. Le président sait pouvoir compter sur l’expérience d’un premier groupement d’employeurs aujourd’hui dissous et, pour l’administratif, sur la gestion de la Fédération départementale des GEA : “Nous nous sommes donc lancés.”


La cerise sur le gâteau


Pour Hervé Caldaguès, qui emploie un des jeunes trois jours par mois, pouvoir bénéficier d’un contrat aidé c’est “la cerise sur le gâteau”. C’est aussi “une grande satisfaction de pouvoir transmettre du savoir”, et, même si la transmission d’exploitation n’est pas, pour sa part, à l’ordre du jour, il admet que “le fait de se connaître peut faciliter cette transmission… En outre, souligne-t-il, l’objectif des jeunes n’est pas forcément de s’installer et le statut salarial peut être un choix pour eux”. Une formule de temps partagé qui, pour le président, présente par ailleurs bien des avantages : “L’appoint de main d’œuvre est une sécurité  pour nous. Le salarié qui intervient dans les exploitations a une parfaite connaissance des outils et des parcelles. C’est une sécurité en cas de problème de santé ou autre et l’assurance de pouvoir disposer en priorité d’un employé. Ceci a été, entre autres, un facteur de décision.” Mais ce n’est pas tout : “L’embauche de salariés nous oblige à adopter une organisation plus pointue encore, car il faut préparer le travail pour qu’ils soient les plus efficaces possible, facteur pour nous d’une plus grande productivité. C’est aussi la solution pour caler des vacances en fonction du planning, libérer du temps… Employer des salariés en commun nous a en plus soudés entre employeurs.”Le GEA, qui perçoit la subvention, “mutualise le temps de travail, les charges et les subventions qui sont réparties au prorata des heures réalisées chez les employeurs et cette aide économique non négligeable nous permet de faire diminuer le coût des prix de journée”. Aujourd’hui, “tout se passe bien, comme prévu”, considère donc le président pour qui ces jeunes qui ne sont pas issus du milieu agricole donnent satisfaction : “Ils apportent parfois des idées nouvelles, et nous souhaitons bien sûr les garder au-delà des trois ans du contrat.”.


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