L'Union du Cantal 18 octobre 2006 à 00h00 | Par Peyre Arse Presse

Un concours de chevaux lourds de haute volée à Allanche

Allanche a accueilli samedi 14 octobre le 11e concours départemental de chevaux de trait. 230 animaux sélectionnés sur les concours locaux y ont participé.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
Du suspense et de la qualité : le concours départemental de chevaux lourds a tenu ses promesses samedi à Allanche.
Du suspense et de la qualité : le concours départemental de chevaux lourds a tenu ses promesses samedi à Allanche. - © L'Union du Cantal
Pas moins de 230 chevaux, amenés par 145 éleveurs, ont participé, samedi 14 octobre, au concours départemental des chevaux de trait. Cette manifestation était déjà passée par le Cézallier. 84 animaux y avaient en effet participé le 27 octobre 1982, cinq ans après la première édition qui avait eu lieu à Polminhac. À l’époque, l’âge constituait la seule catégorie de jugement. Depuis, tout est devenu plus complexe. Les traits (sans origine reconnue) tendent à disparaître sous le poids des quatre races présentes sur le Cantal. Outre les bretonnes, qui s’imposent largement avec pas moins de 102 animaux sélectionnés pour ce concours, 28 ardennaises, 25 percheronnes, 58 comtoises et 5 juments suitées de trait ont défilé le matin face à des jurys qui ont eu fort à faire. En plus des spécificités propres à chaque race, la notion de généalogie était également au programme de ce rendez-vous avec un prix de famille qui ne cesse de s’étoffer. Il y a deux ans, à Laroquebrou, neuf élevages avaient participé à cette épreuve. Avec des bandes de six à vingt-deux chevaux, ils étaient quinze élevages à concourir pour le prix de famille de cette édition 2006, dont huit nouveaux.
Un prix de famille qui s’étoffe
En plus de l’homogénéité des animaux, ce prix récompense leur qualité mais aussi leur présentation et leur prolificité. Durant l’après-midi, après une démonstration proposée par les élevages Clavel, Cornet et Sourzat membres de l’Association des éleveurs percherons du Cantal, ce spectacle a tenu toutes ses promesses. “La tâche du jury est quasiment impossible”, a déclaré Jean-Claude Vergely alors que les animaux défilaient depuis plus d’une heure. Le milieu du classement aurait, en effet, posé quelques difficultés. Dans d’autres cas, la décision a été prise à l’unanimité. Ce fut le cas du premier prix qui a couronné, une fois de plus, l’élevage de Gérard Duval d’Apchon qui présentait 22 ardennaises emmenées par Ursuline, la doyenne de cette lignée née le 14 avril 1986. Cette journée organisée par le Syndicat a vu la présence d’éleveurs du Tarn, du Tarn-et-Garonne, du Puy-de-Dôme, de l’Allier, de l’Aveyron, de Saône-et-Loire, de Charente-Maritime mais aussi de Suisse. “C’est du spectacle mais c’est aussi des retombées commerciales, pas immédiates mais dans les semaines à venir, sur les foires…”, assure Martine Pic, secrétaire du Syndicat des éleveurs de chevaux de races lourdes qui a organisé cette manifestation avec le concours des Haras nationaux et de l’association des éleveurs d’Allanche.

“Une évolution extraordinaire”
Au terme de cette manifestation, Roger Condamine, président du Syndicat des éleveurs de chevaux de races lourdes du Cantal, constatait la progression constante de ce concours départemental. “Nous n’avons rien a envier aux éleveurs des berceaux de race”, a-t-il affirmé au micro. “Que dire après une telle manifestation ?”, a demandé Michel Doucet, délégué régional Auvergne-Limousin pour les Haras nationaux, avant de féliciter les éleveurs pour la qualité des animaux qu’ils ont exposés. “C’est la troisième ou quatrième fois que je viens sur ce départemental. C’est à chaque fois de mieux à mieux”, a remarqué Bernard Figeac, chargé de projet sur le Limousin pour les Haras nationaux. “Je constate une évolution extraordinaire”, soulignait Jean-Claude Vergely en assurant qu’aujourd’hui, aucun département en France n’est capable de présenter une telle quantité d’animaux, une telle qualité et autant de diversité de races. Evoquant le nombre de jeunes qui se sont activés autour des chevaux, il invite ceux qui pensent que le cheval de trait est un élevage de “vieux” à revoir leur position. Quatre villes ont, d’ores et déjà, fait acte de candidature pour la 12e édition qui se tiendra dans deux ans.


Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.
Droits de reproduction et de diffusion réservés.

le journal "L'UNION du Cantal"
"journal L'Union du Cantal"
journal L'Union du Cantal
lunion.cantal@wanadoo.fr


LEGENDE photo :

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. L'Union du Cantal se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,