L'Union du Cantal 03 janvier 2018 à 08h00 | Par Renaud Saint-André

Tout le monde peut aider au lancement de la filière de transformation du broutard

Avant de créer une filière locale, des tests ont été conduits par de jeunes agriculteurs qui lancent un financement participatif pour rembourser les avances de trésorerie.

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Transformer... l’essai ! Le groupe viande des Jeunes agriculteurs du Cantal entend bien donner une suite aux tests réalisés en septembre. Abattre et transformer du broutard en viande fraîche, mais aussi charcuterie et plats cuisinés. Les retours enregistrés sont excellents. De quoi encourager la dizaine de jeunes éleveurs qui ambitionne de lancer d’ici peu une gamme de produits sous l’appellation “Jeunes bovins des volcans”. De bonne augure pour rapprocher le citoyen du monde agricole, dans une société qui, parfois, doute de ce qu’elle a dans l’assiette et de la manière dont c’est produit. “L’idée de capter la valeur ajoutée et proposer des produits de terroir est née il y a déjà deux ou trois ans”, précise Mathieu Théron, responsable du groupe viande des JA du Cantal. “Nous avons fait abattre à Aurillac une première bête cet automne(1), transformée dans les laboratoires viandes de l’Énilv d’Aurillac qui a également conçu les recettes des plats cuisinés et terrines au cantal ou au bleu de bufflonne. Les consommateurs ont pu goûter les premiers produits lors de dégustations proposées au marché couvert d’Aurillac.” Une expérience grandeur nature qui a un coût : 5 800 €.

Se constituer une trésorerie

À présent que les jeunes éleveurs sont à même de présenter cette future gamme de produits, ils lancent un appel à une souscription qui servira à rembourser les premières avances faites. Ils ont choisi pour partenaire la plate-forme de financement participatif Miimosa, exclusivement dédiée à l’agriculture et à l’alimentation. Actuellement, dix projets cantaliens y sont proposés, dont celui des Jeunes bovins des volcans. En outre, le Crédit agricole Centre France a promis d’ajouter 1 000 euros à chaque projet qui, entre octobre et janvier, atteindra les 60 % de financements participatifs. Une aubaine dont Jeunes bovins des volcans entend bien profiter. “Sur les trois modes de financement possibles, nous avons choisi celui du don avec contrepartie(2)”, a précisé Sarah Lamsaif, animatrice aux JA 15, lors d’une journée de présentation chez Romain Tourde, jeune éleveur en Gaec à Saint-Simon.

Présentation de la démarche de financement et des produits transformés, au Gaec de Sazergues, à Saint-Simon.
Présentation de la démarche de financement et des produits transformés, au Gaec de Sazergues, à Saint-Simon. - © R. S.-A.

Contreparties

En se connectant sur Miimosa.com, le donateur choisit la somme à verser. À partir de 15 €, son nom est affiché sur la page Facebook et dans les locaux du syndicat ; en plus, une visite d’une exploitation à partir de 30 € ; s’y ajoutent encore des plats cuisinés à partir de 45 € de don et jusqu’à des week-ends complets dans le Cantal, à la manière de ce que Julie Gardes avait déjà fait pour son propre projet (voir ci-dessous). Mais il faut faire vite ! Les participations seront closes à la mi-janvier.

(1) Un broutard élevé par Francis Flagel, de Condat. Lire L’union du 6 septembre. (2) Il existe aussi sur la plate-forme un principe de prêt avec intérêt ou encore la prise de capitaux.

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