L'Union du Cantal 16 mai 2018 à 11h00 | Par Jean-Marc Authié

Théâtre de rue : La xième édition placée sous le signe du plaisir, de la jouissance...

Le festival international d’Aurillac se déroulera du 22 au 25 août. Jean-Marie Songy, directeur d’Éclat, et toute son équipe, proposent de la nouveauté dans la continuité.

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Le festival international de théâtre de rue d’Aurillac n’est pas né sous “x”, quoi que ! Pour autant, le “x” marquera cette 33e édition afin d’offrir un maximum de plaisir aux spectateurs professionnels comme à ceux de passage. Une “xième” édition en fait, sans dessus-dessous, et sans mauvais jeux de mots, avec 18 compagnies dans le “in” et plus de 500 pour le “off”. Du 22 au 25 août, Aurillac se fera belle pour libérer les arts dans ses rues. L’affiche du festival aurait pu tout aussi bien choisir un médecin avec un stéthoscope demandant au patient “Bonhomme” de dire 33. Histoire de prendre la température ou bien de dresser un bilan d’un festival devenu aujourd’hui une référence en Europe et au-delà. Non ! Là, il faut y voir un “Bonhomme” nu, affublé d’un x inscrit à la bombe couleur rouge et laisser libre court à toutes les imaginations.

Jean-Marie Songy, directeur du festival international de théâtre de rue d’Aurillac.
Jean-Marie Songy, directeur du festival international de théâtre de rue d’Aurillac. - © J.-M. A

18 compagnies... et plus “car il y aura des surprises”

“Nous sommes sur une aventure partagée sur ce territoire qui sait accueillir, ouvrir ses paysages, son cœur à la création artistique, lançait lundi Jean-Marie Songy, directeur du festival, à ses différents partenaires. Ce n’est pas qu’une édition “x”. Nous prenons tous énormément de plaisir à être dans les rues d’Aurillac, de la Caba, les différents villages et champs du département.” Le festival aimerait “passer à l’éternité, devenir un vrai monument du spectacle vivant et de la vie culturelle, poursuivait Jean-Marie Songy. Nous avons réfléchi à cette édition et cette drôle d’idée qu’elle soit la xième, qu’elle soit remplie de plaisir, de jouissance, mais malgré tout avec aussi une actualité de la création car se produiront des compagnies qui sont passées ici en résidence”. Et le directeur de rassurer également son monde : “Nous n’avons pas passé commande pour une édition sexuelle. On aurait bien aimé, mais nous n’avons pas les moyens de pouvoir jouir dans l’espace public ! En revanche, on va bien s’amuser avec ces 18 compagnies et plus, car il y aura des surprises. Tout n’est pas encore annoncé !” Le festival se délecte à l’avance de cette petite sensation, “mais rien de très tragique, rassure Jean-Marie Songy. Juste des interventions dans l’espace public”. L’édition 2018 du “in”fera également la part belle aux étrangers avec deux compagnies suisses, deux espagnoles, une belge et une brésilienne. Il y aura également un projet franco-rwandais avec la compagnie “Uz et Coutumes” qui présentera “Ejo N’Ejo Bundi” et qui “rappelle que rôde toujours l’énorme bête horrible des génocides”. C’est aussi cela le théâtre de rue, un message bien plus profond que l’emballage.

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