L'Union du Cantal 11 août 2010 à 09h49 | Par P. Olivieri

Sirventès : un label musical solidaire made in Occitanie

Créé en 2008, le label Sirventès permet à des artistes d’inspiration occitane de mutualiser leurs moyens.

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Ils ont pour dénominateur commun d'être issus de la culture occitane mais leur ambition dépasse le seul cadre des festivals et rendez-vous dédiés à la langue d'Oc. Ils ont aussi comme dénominateur un homme, Laurent Cavalié, originaire de l'Aude, qui s'est mis en tête voilà quelques années de collecter les chants traditionnels de son pays. Des chants retravaillés et ré-interprétés par lui mais aussi mis à la disposition du trio Bartas, de la Fabrique puis du Comité, des formations auxquelles il a et/ou continue de participer. Pour boucler la boucle, il faut aussi préciser que cet énergique quadragénaire, qui écrit pour le théâtre, est le directeur artistique de la Mal Coiffée. Autre point commun, sans doute pas le dernier, ni des moindres, Du Bartas, le Comité, la Mal Coiffée et Laurent Cavalié ont choisi de mettre en commun leurs moyens et énergies au travers d'un label musical d'un genre particulier : Sirventès. Créé voilà trois ans au sein de l'agence de développement des territoires cantalienne (qui depuis s'exporte sur le territoire hexagonal), ce label solidaire a permis à ces artistes de se doter d'un outil de diffusion et promotion dont ils sont devenus partie prenante, en étant eux-mêmes adhérents de la Scop Sirventès. Des moyens inespérés pour ces d'artistes émergents. "Nous sommes leur tourneur, mais on assure aussi leur secrétariat artistique, on se charge de leurs moyens de transport...", précise Catherine Pouget, chargée de la communication chez Sirventès.

Les filles de la Mal Coiffée, l’une des formations fédérées au sein du label solidaire.
Les filles de la Mal Coiffée, l’une des formations fédérées au sein du label solidaire. - © DR

L'effet locomotive de la Mal Coiffée

Ainsi, l'agence, et plus précisément Joël Mespoulede, s'occupe de décrocher des dates de concert, des salles, des participations à des festivals. Une mission pas des plus évidentes qui suppose de se composer un bon carnet d'adresses, mais aussi de suivre les groupes en concert, de sillonner la scène de la France musicale pour toucher de nouveaux programmeurs. Une quête et promotion permanentes qui portent néanmoins leurs fruits et que l'aura croissante de la Mal Coiffée, ce sextet de six voix féminines au timbre languedocien, favorise à l'évidence. L'effet "solidaire" du label jouant ainsi à plein. "Comme le groupe la Mal Coiffée commence à être bien connu, pas mal de gens nous contactent désormais en direct", confirme Catherine Pouget qui rappelle le statut d'intermittents du spectacle de tous ces artistes. Ainsi, pour permettre à un collectif comme la Mal Coiffée de vivre de sa musique, "il nous faut trouver 40 à 50 dates sur dix mois entre les concerts et les résidences, sachant que d'une année sur l'autre, ça tient à un fil", indique la jeune femme. Pour l'heure, le fil en question semble des plus conducteurs pour les six filles de la Mal Coiffée qui se produisent un peu partout en France mais aussi à l'étranger comme au Sziget festival de Budapest. "Notre ambition est d'arriver à faire tourner nos groupes le plus possible pour les faire connaître davantage et les faire vivre de leur passion ; pour la Mal Coiffée, on cherche à développer les concerts à l'étranger", affiche la chargée de communication. Avis aux programmateurs.

 

 

 

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