L'Union du Cantal 30 octobre 2007 à 00h00 | Par Renaud Saint-André

Servir au développement d’un pays

Saint-Bonnet-de-Salers abrite une structure, inaugurée par Michel Barnier, qui servira à la fois les éleveurs de race salers, le tourisme et l’emploi local.

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La visite de Michel Barnier dans le département ressemblait à un marathon : le ministre de l’Agriculture a rencontré la profession dès son arrivée  vendredi 19 octobre en fin de matinée ; puis il a assisté à l’assemblée du Cnaol (Conseil national des appellations d’origine laitières) ; il s’est ensuite rendu l’après-midi à Saint-Bonnet-de-Salers. Le ministre Barnier est venu inaugurer la Maison de la salers qui, en plus de la station d’évaluation où les premiers veaux viennent d’entrer, abritera aussi le siège des instances raciales. Dans son discours de bienvenue, le maire, Pierre Maury, a rappelé combien le nom de la commune était lié au destin de la race. D’abord, parce c’est ici qu’est né Tyssandier d’Escous, considéré comme le “fondateur de la race” ; ici aussi qu’une coopérative (qui emploie une vingtaine de salariés) transforme du lait de salers en fromage AOC ; ici enfin que la Maison de la salers sort de terre. Les travaux ne sont en effet pas terminés. Une deuxième stabulation, ainsi que des bureaux, sont en cours de construction. Les personnalités ont symboliquement scellé une première pierre. Un espace d’accueil du grand public sera aménagé d’ici fin 2008. Un projet ambitieux, comme l’ont constaté les prestigieux invités de Michel Tafanel, président du Herd-book salers (maître d’ouvrage) et Bruno Faure, président du pays de Salers (communauté propriétaire du site).
Après l’inauguration de la stabulation opérationnelle, les personnalités se sont rendues sur le chantier en cours.
Après l’inauguration de la stabulation opérationnelle, les personnalités se sont rendues sur le chantier en cours. - © R. S.-A.

Une “cité de l’innovation”

“Toute collectivité doit avoir, à sa mesure, l’idée de porter de grands projets”, a estimé Michel Barnier. Le député Vincent Descoeur, président du Conseil général, insiste pour sa part sur la qualité du projet. Il remarque surtout qu’à travers la vache salers et cet équipement qui lui est dédié, le Cantal valorise un de ses principaux atouts à la fois économique, patrimonial et porteur d’image. “Mais avec l’ambition de démontrer combien la race est contemporaine”, s’empresse-t-il d’ajouter. “Cette maison sera tout sauf un conservatoire. Ce sera plutôt une cité de l’innovation”. Pour Bruno Faure qui s’exprimait autant en qualité d’élu local qu’en tant que directeur des instances raciales, “la salers méritait bien une telle vitrine, dans son berceau”. Il espère que - outre l’infrastructure technique - ce site sera “le pivot d’une démarche de développement agro-touristique”. Et de conclure : “Si l’avenir des territoires, certains le subissent, d’autres le construisent”. Une idée qui rejoint celle du ministre de l’Agriculture qui voit dans cette réalisation le “symbole d’une mutualisation capable de vaincre le fatalisme”. Une mutualisation qui se concrétise notamment par l’implication directe et financière des éleveurs, nombreux à avoir assisté à cette première inauguration. 

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