L'Union du Cantal 18 février 2014 à 08h00 | Par P.Olivieri

Salon de l’agriculture - Derrière la vitrine, les affaires...

En dix ans de présence au Salon de l’agriculture, l’espace Cantal s’est affirmé comme un catalyseur de rencontres professionnelles entre fournisseurs cantaliens et clients franciliens.

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Bien sûr, c’est pour elles que près de 700 000 Franciliens et provinciaux se pressent chaque année Porte de Versailles à Paris : des centaines de races bovines, porcines, ovines, équines... dont les représentants en lice pour le Concours général agricole (pas loin de 4 000 têtes) comptent parmi les plus beaux spécimens et espoirs génétiques de leur espèce. Mais avec ses 1 300 exposants, 22 pays représentés, 16 400 vins et 4 663 produits d’origine fermière, le Salon international de l’agriculture (Sia) se veut aussi une formidable plate-forme d’affaires. Un marché taille XXL que le Cantal a entrepris de prospecter il y a maintenant dix ans en y implantant une “ambassade éphémère”, selon le terme cher à Bruno Avignon, directeur de Cantal Destination

L’an dernier l’espace restauration avait enregistré une hausse de 10%de son chiffre d’affaires. Objectif cette année : 10000repas.
L’an dernier l’espace restauration avait enregistré une hausse de 10%de son chiffre d’affaires. Objectif cette année : 10000repas. - © Cantal destination

45 fournisseurs associés

Une ambassade qui, d’édition en édition, a joué les trublions dans le hall des Régions (hall 7.1) en créant régulièrement l’évènement et rassemblant sous sa bannière rouge Cantal Auvergne, des centaines de VIP pour sa soirée Cantal (mercredi 26 février) : des ministres de l’Agriculture, aux vedettes de la chanson ou des plateaux de cinéma, des champions sportifs... Tous ambassadeurs revendiqués du département. “Cette année, nous sommes de nouveau très présents au sein du pôle Auvergne sur un espace Cantal de 235 m2, dont 200 m2 dédiés à la restauration avec un menu typique à base de viande salers et truffade et 35 m2 de boutique.” Objectif affiché pour cette édition qui ouvre ses portes samedi 22 février : 10 000 repas et 4 500 clients pour la boutique, sachant que quelque 45 fournisseurs cantaliens sont associés sur l’un ou l’autre de ses espaces. “Même si pour certains le chiffre d’affaires n’est pas énorme sur cette semaine là, ils tiennent à être présents pour la visibilité que le Sia leur apporte”, relève Bruno Avignon. Et encore une fois le team Cantal a choisi d’innover en soumettant l’idée d’un concours de cuisine “Les chefs en herbe” qui verra s’affronter des apprentis auvergnats autour de la préparation de recettes locales emblématiques. Ainsi le mercredi 26 février, jour du concours salers, un jury “populaire”, composé de visiteurs du salon confortablement installés dans un mini-amphithéâtre conçu pour l’occasion, départagera quatre jeunes apprentis de l’IFPP d’Aurillac et du lycée Raymond-Cortat à l’issue de leurs préparations commentées par des professionnels des filières de qualité.

 

Espace affaires

Derrière cette vitrine des savoir-faire agricoles, agroalimentaires et gastronomiques, l’ancienne agence de développement économique entend une nouvelle fois faire de l’espace Cantal un lieu de business pour les entreprises cantaliennes via des formules de rencontres inédites : premier rendez-vous lundi 24 février au soir avec les adhérents du Cercle d’Auvergne, un réseau chefs d’entreprise et dirigeants qui ont en commun leurs origines auvergnates. Après une visite nocturne privée des allées du salon, trois entreprises de la région (dont Christian Vabret pour son École française de boulangerie d’Aurillac) témoigneront lors d’un dîner-débat(1) de leur initiative privée dans le domaine de la formation professionnelle d’excellence. “Ce qui nous intéresse dans ce genre de démarche, c’est d’envoyer des messages à ces dirigeants, en l’occurrence de leur montrer que des chefs d’entreprise cantaliens et auvergnats innovent dans le domaine de la formation pour attirer et conserver de la ressource humaine sur le territoire”, expose Bruno Avignon. Autre concept exploré cette année : une soirée “Terroirs et prestige”. “On s’est rapproché de Michel Burton, à la tête, entre autres journaux, de L’Auvergnat de Paris, en lui demandant de recruter dans son vaste carnet d’adresses 30 grands patrons parisiens dans les secteurs de la grande distribution et des CHR (cafés, hôtels, restaurants), explique le directeur de Cantal Destination. En face, nous avons proposé à des entreprises cantaliennes désireuses de développer leurs débouchés sur la région parisienne d’acheter une table (400 €, NDLR) pour cette soirée en invitant également leurs clients. Et on est en train de faire les plans de tables.” À ce jour Le Cayrolais, Cantal salaisons, Desprat vins, la Distillerie Couderc, Apiflor, CantAveyLot, le Cif et le Lial ont investi dans la formule inspirée des États-Unis. Que peuvent espérer ces PME cantaliennes de cette soirée ? “Ceux qui sont bons arrivent toujours à récupérer des cartes de visite, à se faire repérer et à provoquer de futurs rendez-vous d’affaires”, assure Bruno Avignon. Preuve de l’intérêt des TPE et PME cantaliennes pour cette : “Même des boîtes hors agroalimentaire nous contactent aujourd’hui pour être présentent, car elles considèrent que ça devient un endroit où il faut être.”

(1) Repas financé par les adhérents du Cercle d’Auvergne.

 

 

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

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