L'Union du Cantal 27 avril 2011 à 11h45 | Par J.-M. Authié

Saint-Christophe-les-Gorges, Ferrières et Marchastel vont fermer

Le Conseil départemental de l’Éducation nationale a confirmé les suppressions de postes sur le département. Syndicats et parents d’élèves ne comprennent toujours pas.

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Le verdict est tombé, sans trop de surprises d’ailleurs. À la rentrée scolaire, 15 postes du premier degré seront supprimés dans l’Éducation nationale dans le Cantal. Le Conseil départemental de l’Éducation nationale (CDEN) a donc confirmé, à quelques exceptions près, les préconisations du Comité technique paritaire du 14 avril. L’image était assez saisissante, jeudi matin, sur la place Érignac : une poignée de manifestants était postée face aux forces de l’ordre venues sécuriser les lieux et empêcher les éventuels fauteurs de troubles de perturber la bonne tenue du CDEN. Un barrage de police, puis des barrières, ont été mis en place pour boucler le périmètre. La réunion s’est bien tenue, le quorum étant atteint sans difficulté.

Les forces de l’ordre ont filtré l’accès au CDEN pour éviter tout débordement et sécuriser le bâtiment de l’État.
Les forces de l’ordre ont filtré l’accès au CDEN pour éviter tout débordement et sécuriser le bâtiment de l’État. - © J.-M.A.

“Il faut savoir assumer ses votes”

 

Ce redéploiement (lire le détail ci-dessous) sonne donc le glas des écoles de Ferrières-Saint-Mary, Saint-Christophe-les-Gorges et Marchastel. Pour CGT Éducation, “aucune fermeture de postes n’est justifiée par une baisse significative d’effectifs. C’est donc bien un exercice purement comptable qui a été livré, sans prendre véritablement en compte l’intérêt pédagogique et la situation géographique”. Dans le même registre, Bernard Delcros, délégué du Conseil général, est venu exprimer la position unanime du Département devant le CDEN avant de repartir. “Nous sommes en désaccord total avec les propositions de la carte scolaire et les retraits de postes. À effectifs constants, moyens constants. Rien ne justifie ces suppressions supplémentaires.” Mais dans les rangs des syndicats, des parents d’élèves et de certains élus, on ne comprend pas la position de Vincent Descœur, président du Département, ni celle de Pierre Jarlier, président de l’Association des maires du Cantal qui appelait au boycott de la réunion. “Le député et le sénateur oublient qu’ils ont voté ce budget. Il y a un moment où il faut tout de même savoir assumer ses votes. La spécificité Cantal est déjà prise en compte par la préfecture et l’Inspection académique. Ils ne font qu’appliquer ce qui a été voté”, lâchait un représentant du SNUipp. Entre la réalité territoriale et les ordonnances nationales, le rôle de l’élu est bien compliqué et les faits et gestes passés au crible. Finalement, la seule bonne nouvelle de la journée aura concerné le maintien des Regroupements pédagogiques intercommunaux (RPI) d’Omps/Pers et Champagnac/Bois- de-Lempre avec pour consigne de réorganiser le tissu scolaire. Une goutte d’eau, mais c’est déjà ça !

 

 

 

 

 

 

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

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