L'Union du Cantal 01 juin 2016 à 08h00 | Par Jean-Marc Authié

Rugby : “Ici,Ici, c’est Aurillac”

En s’imposant face à Mont-de-Marsan, le Stade aurillacois Cantal Auvergne s’offre sa première finale d’accession, version moderne, de son histoire.

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Seuls ceux qui étaient présents dans les travées de Jean-Alric samedi peuvent savoir. Un engouement hors du commun, tout un peuple Rouge et Bleu acquis à la cause du Saca et qui aura joué son rôle de 16e, voire 17e homme. À l’arrivée, un immense bonheur. Au terme d’un grand match de rugby digne du Top 14, Aurillac s’est imposé 28 à 13 face à Mont-de-Marsan. Dans son nouvel écrin taillé pour les exploits, Maxime Petitjean a amené son groupe en terre promise, même s’il a fallu deux coups de canon au capitaine pour régler la mire. Pour le reste, ils étaient 7 871 à savourer.

On joue depuis 19 minutes. Le pack aurillacois emporte tout et Latuka Maituku plante le premier essai du match.
On joue depuis 19 minutes. Le pack aurillacois emporte tout et Latuka Maituku plante le premier essai du match. - © M. V.

Du jeu dans tous les sens

Du jeu en veux-tu en voilà avec très certainement les deux équipes les plus joueuses de Pro D2 cette année. Mont-de-Marsan qui se présentait à Jean-Alric comme l’épouvantail de cette fin de saison. Les Montois venant d’aligner neuf victoires, un nul et une défaite en onze matches. Les Montois favoris de la grande majorité des pronostiqueurs pourtant aguerris. Sauf que ! Ils sont tombés sur un drôle d’os. Un paquet d’os même puisque les 23 qui fouleront la pelouse n’auront quasiment laissé aucune chance à leurs adversaires. Comme un symbole, les deux premiers essais furent marqués par deux perforateurs hors normes de cette équipe dans deux registres complètement différents : la puissance de Maituku et la finesse de Mc Phee. Mais soyons honnêtes, le Stade aura tremblé... durant quatre minutes seulement. Deux coups d’éclat signés Salawa en contre et Tokula sur un magnifique mouvement collectif. Deux essais en moins de trois minutes (25e et 28e) avant que super Jack ne file à la néo-zélandaise (32e). Derrière, Petitjean retrouve son pied, suivent 22 bonhommes qui bataillent ferme pour bloquer les issues. Aux envolées de la première période succède le rideau de fer de la seconde. Ça ferraille dur, ça résiste et ça pique quand il le faut pour valider son ticket. Dans un dernier effort collectif, Pélissié soigne son entrée plus que remarquée en envoyant tout le monde à Toulouse, à cinq minutes de la fin, pour y jouer Bayonne (mais ça, ils ne le savent pas encore). Les Stadistes exultent, tout Jean-Alric explose. Mont-de-Marsan a courbé l’échine et doit s’incliner contre plus fort. Rien à dire, même si ça fait mal comme le soulignera l’un des entraîneurs montois, David Auradou. Samedi, sur les coups de 16 heures, le Stade aurillacois pourrait tourner une nouvelle page de son histoire. Allez, soyons fous et ne boudons pas notre plaisir en se disant qu’en “rouge et bleu, j’exilerai ma peur, j’irai plus haut que ces montagnes de douleur...”

 

 

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

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