L'Union du Cantal 29 décembre 2010 à 11h05 | Par P. Olivieri

Rétro 2010 - L’abécédaire d’une année sociale chahutée

L’année 2010 s’achève sur les rigueurs d’un froid plus qu’hivernal. Pourtant, c’est bien un climat social des plus chauds qui a prévalu en agriculture comme ailleurs...

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B comme bio : l’année 2010 a vu se confirmer l’essor de l’agriculture biologique en France et en Auvergne. Dans le Cantal, le seuil des 100 producteurs est franchi mais la filière laitière en plein développement peine encore à séduire les producteurs cantaliens.

B toujours comme Bigard ou encore bras de fer et boycott : confrontés à une baisse de 50 % de leurs revenus depuis 2007, les éleveurs de bovins viande passent à l’offensive à la fin de l’été avec un objectif : obtenir une revalorisation du prix du kilo carcasse du jeune bovin. Un impératif pour espérer voir grimper celui des vaches et du broutard. Après avoir dénoncé les importations de viandes sud-américaines, les producteurs bloqueront durant trois jours une dizaine de sites du leader français de l’abattage, le groupe Bigard. Le 10 novembre au soir, la filière s’engage officiellement, sous l’égide du ministre de l’Agriculture, à dynamiser les marchés et notamment l’export, et à une plus grande transparence. En visite sur une exploitation dans le Puy-de-Dôme, le ministre de l’Agriculture annonce le 16 décembre la levée des obstacles vers la Russie. Mais d’autres freins persistent ailleurs...

B encore dans le registre du conflit pour Branviel : ou le serpent de mer du centre d’enfouissement technique des déchets ménagers de l’Ouest Cantal dont le Smoce et les élus ytracois ne veulent pas entendre parler.

C comme Ciolos ou Commission européenne : l’un et l’autre tranchant avec le libéralisme à tout crin prôné jadis, lors de leur communication sur la Pac d’après 2013.

C comme CVO, une cotisation volontaire obligatoire qui ne coule toujours pas de source. Les producteurs de lait en feront de nouveau l’amère expérience tout au long de discussions stériles avec les transformateurs qui les conduiront à hausser le ton pour qu’enfin le 29 septembre, le montant de la plus-value AOP 2010 soit acté (30 euros/ 1 000 litres malgré des indicateurs bien plus favorables et 40 euros pour 2011).

C aussi pour chambres consulaires : pas de bouleversement à l’issue des élections aux chambres de commerce et d’industrie (CCI) et des métiers et de l’artisanat (CMA) : les listes de Bernard Bouniol et de Christian Vabret sont confortablement élues.

C pour cliché : celui “dénudé” de Spencer Tunick qui a fait parler d’Aurillac dans tout l’Hexagone.

F comme fécondité : le seul moyen pour les Cantaliens de renouer avec un regain démographique selon les projections de l’Insee qui continuent de pronostiquer une dépopulation pour le département à l’inverse des tendances régionales.

F pour foires chevalines de Maurs qui ont fêté leurs 40 ans en mai. Une filière équine qui peine elle aussi à retrouver la prospérité. Du côté des Haras d’Aurillac, le septicisme demeure chez les salariés quant à l’avenir de l’activité du site malgré l’engagement du directeur général de l’Institut français du cheval et de l’équitation.

 

Entre revendication, culture et intempéries, l’année 2010 a été chargée en événements sociaux.
Entre revendication, culture et intempéries, l’année 2010 a été chargée en événements sociaux. - © DR

G comme Gaec entre époux : un nouveau statut introduit par la loi de modernisation agricole qui acte la reconnaissance des conjoint(e)s mais qui reste terni par l’obligation de s’agrandir pour bénéficier de la transparence des aides européennes.

Lpour Loi de modernisation de l’agriculture et de la pêche : un texte qui vise à redonner à l’agriculture française sa compétitivité en rééquilibrant par ailleurs les relations entre les producteurs et l’aval via la création des contrats.

Ocomme ombre importante jetée sur la filière photovoltaïque avec des baisses successives des tarifs de rachat de l’électricité et l’annonce d’un moratoire jusqu’en mars 2011.

P comme production porcine plongée dans une crise qui n’en finit plus. L’automne 2010 débute par la rebellion des éleveurs exaspérés de voir le consommateur floué sur l’origine des viandes et salaisons cantaliennes et françaises.

P comme prison ou portes fermées pour le pénitencier à Aurillac en 2012 : une annonce estivale qui suscite une levée de bouclier syndical et des élus du département. Un dossier qui pourrait s’achever vers une fin heureuse en 2011.

P pour Planèze et sa coopérative fromagère dont la nouvelle unité de production se situera finalement en territoire pierrefortais.

R comme RN122 qui se voit dotée de 46,2 Me d’un programme de modernisation des itinéraires prévoyant notamment le contournement Ouest d’Aurillac.

R pour Régionales conclues par une perte de vitesse de l’UMP face à une gauche unie au second tour.

R également pour reconquête ovine, 2010 marquant l’année du renouveau pour une production relancée par le bilan de santé de la Pac.

Scomme Sablière II, un nouveau projet de zone commerciale revue à la baisse qui ne signera pas la fin des hostilités entre les présidents de la CCI et de la Caba.

T pour tempête monétaire avec les menaces de faillite de la Grèce, de l’Irlande... et les plans de rigueur qui en découlent.

T enfin pour Tour de France et triplé cantalien en 2011 annoncé en octobre par ASO.

 

 

 

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

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