L'Union du Cantal 23 septembre 2003 à 00h00 | Par Pascal Piganiol

Race salers - Concours spécial de Mauriac

Le 130e concours national de la race salers a regroupé à Mauriac plus de 500 animaux issus de six départements. Des éleveurs qui ont le sentiment que leur race est enfin reconnue à sa juste valeur

Abonnez-vous Réagir Imprimer

Hasard du calendrier, ce concours se déroulait en même temps que les journées européennes du patrimoine, ont remarqué Gérard Leymonie, maire et conseiller général de Mauriac et Vincent Descoeur, président du Conseil général, au moment des discours.

"La salers fait partie du patrimoine du département et nous devons en être fiers", a déclaré le second, en expliquant que le Conseil général avait pris la décision "historique" de faire du développement de la race la priorité de sa politique agricole.

Programme racial et label rouge

"J´espère que les éleveurs auront à coeur de réussir ce programme racial nécessaire pour redynamiser la salers dans la région et nous adapter aux nouvelles exigences du marché", reprenait Michel Tafanel, président du herd-book et de l´Upra salers, en remerciant le Conseil général pour son vote "à l´unanimité".

Il évoquait aussi la perspective de décrocher prochainement un Label rouge, dont l´association Label Rouge Salers présentait le projet de cahier des charges sur un stand installé dans le "village salers". Son président, Jean-Marie Fabre, a signé dimanche une convention de partenariat avec la Fondation d´entreprise "l´Esprit Cantal" du Crédit agricole Centre-France Cantal qui a débloqué une aide de 45 000 euros sur trois ans pour aider l´association à réaliser les investissements nécessaires à la mise en place du Label rouge. Tandis que la caisse régionale signait une autre convention avec l´Upra salers, ainsi dotée de 16 000 euros par an pendant trois ans.

Des raisons d´espérer

"Tous les signes sont là pour annoncer le renouveau et la relance de la race salers", a constaté Patrick Cléret, nouveau sous-préfet de Mauriac. "On sent en particulier un fort regain d´intérêt pour les taureaux d´insémination, liée à mon avis à une prise de conscience du côté économique des choses", ajoutait Pierre Bonnaves, responsable du programme salers à l´UALC, en évoquant une hausse de 10 %. A l´autre bout de la filière, on est preneurs des produits de la race. A l´image de Christian Grehard, chef de marché "viandes" de l´enseigne Monoprix, qui a pris la parole pendant le défilé des animaux primés et s´est fait prendre en photo au côté de l´imposant taureau Nestor : "Pour nous, c´est un produit haut de gamme, porteur d´une image de naturalité, de tradition. C´est une viande qui a une belle couleur rouge qui tient et, surtout, qui a du goût". Palmarès et grands prix dans L´Union du mercredi 24 septembre 2003.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. L'Union du Cantal se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 21 unes régionales aujourd'hui