01 février 2006 à 00h00 | Par Renaud Saint-André

Profiter que le cochon ait le vent en poupe pour créer de l´emploi

Plusieurs organismes de formation seront présents à la prochaine Mangoune de Laroquebrou pour mettre en avant le potentiel de main d´oeuvre d´une filière qui se développe.

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Cette année, la "Mangona" de Laroquebrou ne se contentera pas de faire la fête autour du cochon et de ses produits dérivés. Elle sera aussi l´occasion de mettre en avant les potentiels d´une filière porteuse d´emplois. C´est pourquoi, plus que jamais, les salaisonniers seront associés à l´événement qui se déroulera le 26 février prochain. Pour la première fois, des organismes de formation y seront également présents. C´est le cas de l´Enilv : une formatrice et deux étudiantes en section agroalimentaire ont participé à une réunion préparatoire en janvier et visité sur place l´unité de transformation "Le Roquet".

De la production...

Egalement présent lors de cette rencontre, Bernard Bouniol, au nom de l´interconsulaire, s´est félicité de l´initiative des organisateurs de la Mangona de s´ouvrir à toutes les professions de la filière. A commencer par la production : "C´est une évidence, on ne peut transformer des porcs que s´il y en a", lance-t-il en faisant directement allusion aux soucis rencontrés par un éleveur de Marchastel. Et s´il insiste sur la qualité de la production et de la transformation, qui font la réputation de l´Auvergne en général et du Cantal en particulier, c´est qu´il est convaincu d´un fort potentiel de développement économique. Jean-François Roche, gérant d´un restaurant sanflorain qui s´appelle justement "La Mangoune", ne le démentira pas. Si les affaires marchent bien, c´est que justement l´image des produits agroalimentaires du Cantal est bonne. Bonne au point de l´exporter en ouvrant d´autres points de restauration à Saint-Etienne, Clermont ou ailleurs. "A la carte, figurent des produits élaborés à Laroquebrou", assure M. Roche au maire, Christian Meiniel.

... à la transformation

Henri?Manhès,?patron?de?la SARL?Le?Roquet,?confirme?une forte demande qui l´incite à investir dans du matériel et de la main d´oeuvre. Il évoque cependant des difficultés liées au manque de main d´oeuvre qualifiée. "Sans compter la création de nouveaux postes liés au développement, 50 seront à renouveler dans les 5 ans à venir sur les 200 salariés qu´emploient les onze salaisonniers du Cantal", précise-t-il. Du côté de l´Enilv, on déplore une crise du recrutement. "Pourtant, les métiers sont variés et un emploi est assuré à l´issue de la formation", garantit Céline Arsac, formatrice à l´Enilv. A Aurillac, on peut ainsi suivre des formations qui vont du BEP au BTS, en passant par les Bepa en alternance?ou?la?formation continue.

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