L'Union du Cantal 15 avril 2009 à 11h03 | Par J.-M. AUTHIÉ

Prévenir les actes délictueux

L’État et la Fédération française du bâtiment ont signé une convention contre les vols sur chantiers.

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Alain Vernet, président de la FFB section Cantal, et Paul Mourier, préfet du Cantal, se mobilisent contre les vols.
Alain Vernet, président de la FFB section Cantal, et Paul Mourier, préfet du Cantal, se mobilisent contre les vols. - © J.-M. A.

En février 2008, la Fédération française du bâtiment brise la loi du silence en interpellant ouvertement les pouvoirs publics sur les vols et autres rackets sur les chantiers. Depuis, la fédération nationale et le ministère de l’Intérieur se sont engagés à trouver des solutions au travers de conventions. Mardi, la préfecture du Cantal et la FFB du Cantal ont signé la leur. Sur le plan national, le manque à gagner sur les chantiers pour les entreprises du bâtiment est estimé entre un et deux milliards d’euros. Bien  que “moins touché par ce véritable fléau, le département n’échappe pas à la règle, rappelait Paul Mourier, préfet du Cantal. Cette convention porte sur la prévention des actes délictueux car on assiste, depuis ces dernières années, à une envolée du nombre de vols. Cette recrudescence est due en partie à l’augmentation du prix des matières premières”.

Le Cantal limite la casse

Dans le Cantal, depuis le début de l’année, la police a enregistré six plaintes pour des vols sur chantier, rien du côté de la gendarmerie. “Face à ce problème majeur, nous devons mettre une véritable collaboration entre les professionnels et les forces de l’ordre, tant sur le plan de l’information, de la sensibilisation que de la formation”, ajoutait le préfet. Afin de faciliter les démarches, des référents ont été ainsi identifiés : le brigadier chef Barthès pour la police, l’adjudant Vallès pour la gendarmerie, et M. Le Gall pour la FFB du Cantal. “L’information doit rapidement circuler entre les organismes. Ainsi, des dispositifs pourront être mis en place, notamment sur les chantiers les plus sensibles, les plus lourds”, insistait Paul Mourier. Heureux de voir enfin cette convention signée, Alain Vernet rappelait aussi que “des outils existent déjà pour appréhender le coût de la protection du chantier. La Fédération propose également un soutien quant à la réalisation d’un autodiagnostic”. Cela permettra de dresser un état des lieux du chantier, d’évaluer les risques et de prendre les mesures nécessaires pour éviter ainsi tout désagrément.

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.
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