L'Union du Cantal 24 octobre 2007 à 00h00 | Par Frédéric Pigot

Première rentrée dans la nouvelle station d’évaluation

66 éleveurs ont amené 78 veaux à la station de Saint-Bonnet-de-Salers, avant, bientôt, une deuxième bande.

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Une page de l’histoire de la salers vient de se tourner. Jeudi 18 septembre, ce n’est pas à la station d’évaluation de Sansac-Veinazès que les espoirs de la race ont été conduits par les éleveurs, mais à celle du Domaine du Fau, sur la commune de Saint-Bonnet-de-Salers. Ils étaient plus de deux cents prétendants, mais seuls 78 veaux ont été retenus pour y prendre leurs quartiers d’hiver après une sélection draconienne sur papier, en fonction des performances de leurs géniteurs, puis sur phénotype dans un second temps. Pour cause de fièvre catarrhale, quatre veaux initialement sélectionnés manquaient à l’appel. Ils provenaient du Cher, de Seine-Maritime et du Calvados, de l’élevage même du président du Herd-book. Bruno Faure, le directeur, explique que le protocole aurait été trop contraignant pour les faire entrer à la station. L’an dernier, un animal de la Meuse avait ainsi été pénalisé. Ce sont les suppléants qui les ont remplacés.
La station d’évaluation du domaine du Fau vient d’accueillir sa première bande de veaux.
La station d’évaluation du domaine du Fau vient d’accueillir sa première bande de veaux. - © F. P.

Un bâtiment de 900 m2

Cette première bande a pris place dans un bâtiment qui s’étend sur une surface de 900 m2 comprenant un box de pesée, un espace de stockage de 120 tonnes et dix box de 8 x 6 m pour une capacité totale de 80 veaux. À terme, cette nouvelle station sera complétée d’une seconde stabulation de 644 m2 avec six box dédiés aux animaux pour une capacité de 48 bêtes. Pour que les résultats puissent être validés, un nombre minimum de 40 animaux est imposé par l’Inra. Ces deux bâtiments se justifient par une volonté d’étendre le dispositif d’évaluation sur un plus grand nombre d’animaux, en sachant que le protocole de l’Inra impose, également, qu’il n’y ait pas plus de quatre mois d’écart entre les veaux les plus jeunes et les plus vieux. Auparavant, un grand nombre de naissances précoces ou tardives échappaient au dispositif. Cette année, les animaux retenus sont nés entre 15 novembre et le 15 mars sur 66 élevages, de manière à disposer de diverses origines.

Le pivot du schéma de sélection

À l’avenir, une première bande se composera de veaux nés du 1er septembre au 31 décembre. Ils intégreront le petit bâtiment, tandis que ceux nés entre le 1er janvier et le 30 avril seront placés dans la grande stabulation. Pour Bruno Faure, la station d’évaluation constitue le pivot du schéma de sélection. Les animaux en sortent avec un niveau de qualification défini sur les bases des quatre bandes précédentes. Les deux tiers des veaux repartent avec le titre de “qualifiés”. Parmi ces derniers, certains seront collectés pour l’insémination artificielle, en sachant que le collectif prime toujours. Jeudi, les veaux ont fait l’objet de nouveaux tests sanitaires après ceux qu’ils avaient déjà subis sur leur exploitation d’origine quelques jours auparavant. Pendant quelques semaines, ils vont pouvoir retrouver un peu de calme et, à partir du 1er janvier, la station ouvrira ses portes au public tous les vendredis. Les acquéreurs potentiels pourront venir faire leur choix en sachant qu’une quinzaine de pensionnaires ne sont pas destinés à la vente. 

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