L'Union du Cantal 21 juillet 2010 à 14h45 | Par Frédéric Pigot/PAP

Pierre Jarlier souligne ses différences

À l’occasion d’une conférence de presse, Pierre Jarlier explique ses positions sur les réformes en cours.

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Au terme de la session parlementaire, Pierre Jarlier a souhaité évoquer avec des représentants de la presse locale quelques dossiers qui lui tiennent à cœur, à commencer par celui de la réforme des collectivités portée par le secrétaire d'État, Alain Marleix. Ce texte vient de sortir du Sénat et le sénateur-maire de Saint-Flour indique qu'il s'est abstenu. Il estime que le gouvernement a introduit trop d'éléments dans ce texte qui prévoit la création d'une nouvelle catégorie d'élus : les conseillers territoriaux en remplacement des conseillers généraux et régionaux.
"Il ne faut pas confondre les débats, explique-t-il. Je ne pouvais pas, personnellement, approuver un texte qui supprime plusieurs cantons". Le département du Cantal n'en compterait plus que 21 contre 27 actuellement. En revanche, 144 élus siégeraient au conseil régional d'Auvergne au lieu de 47. Un point qui, selon Pierre Jarlier, va à l'encontre des économies que toutes les collectivités doivent s'imposer pour participer au redressement des finances publiques.
"Je ne suis pas opposé au principe des conseillers territoriaux mais pour éviter un nombre pléthorique de conseillers régionaux, il serait préférable d'élire au suffrage indirect, au sein des départements, ceux qui siégeront à la région", estime le sénateur qui, par ailleurs, se dit favorable à une élection de ces conseillers territoriaux au suffrage uninominal à deux tours pour assurer un meilleur lien entre le territoire et les collectivités. De même, il trouve logique de revoir le contour des can-tons en regard de leur évolution démographique.

 

 

Pierre Jarlier a souligné être proche des idées de D. de Villepin, prenant ainsi ses distances avec le pouvoir.
Pierre Jarlier a souligné être proche des idées de D. de Villepin, prenant ainsi ses distances avec le pouvoir. - © P.O.

Les finances locales aussi

Au niveau de la réforme des finances locales, il se félicite du système de péréquation qui viendrait en sus de la compensation prévue dans le cadre de la réforme de la taxe professionnelle. Celui-ci se mettrait en place par la création de deux fonds (national et régional) alimentés par l'évolution des recettes des territoires les plus riches.
Par rapport au débat d'orientation budgétaire, le sénateur Jarlier s'attend à une nouvelle baisse des dotations de l'État pour de nombreuses collectivités. Il rappelle que 15 000 d'entre elles en ont fait les frais cette année. Pour lui, il est logique que les collectivités participent aux efforts de redressement, mais il faut selon lui veiller à ne pas nuire à leur potentiel d'investissement pour qu'elles puissent contribuer à la relance économique.
Toujours au sujet des réductions des dépenses publiques, il trouve impensable de ne pas supprimer le bouclier fiscal. "On ne peut pas demander des efforts à la grande majorité des familles sans réclamer une contribution supplémentaire à ceux qui ont la chance d'avoir plus".
Dans la même veine, il réagit aux affaires qui agitent le gouvernement. "Le climat actuel n'est pas tenable. Il faut une clarification rapide car toute la classe politique subit les effets ravageurs de certains comportements. C'est inacceptable. Dans un contexte où l'on demande à la population, notamment aux plus démunis, de faire des efforts, tous ceux qui sont engagés dans l'action publique doivent avoir une attitude irréprochable", martelait-il lundi 12 juillet en début d'après-midi.
Autant de sujets qui incitent le sénateur du Cantal à marquer ses distances avec le pouvoir en place. "Je suis un élu radical centriste. Je me suis rattaché à l'UMP car je soutenais l'action de Jacques Chirac. Aujourd'hui, je suis toujours rattaché à l'UMP, je m'interroge sur ce positionnement. Pour l'instant, je suis à l'UMP et reste libre de mes positions sur les grands sujets qui concernent l'avenir de notre pays. J'ai toujours été proche des idées de Dominique de Villepin et j'adhère à son mouvement parce qu'il milite pour une société plus juste, plus équitable, plus solidaire. Je partage la vision qu'il a de la société", conclut Pierre Jarlier.

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.
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