L'Union du Cantal 02 janvier 2008 à 00h00 | Par Patricia Olivieri

Opération - Profession agricole et collectivités engagées pour un Cantal propre

La Chambre d’agriculture a réuni cette semaine ses partenaires, en particulier les intercommunalités, afin de dresser le bilan des opérations de collecte de déchets agricoles.

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Réunion entre professionnels et élus.
Réunion entre professionnels et élus. - © P. O.
Le monde agricole cantalien, comme d’autres secteurs d’ailleurs, n’a pas attendu le récent Grenelle de l’environnement pour se préoccuper du devenir de ses déchets. En effet, dès 2004, des opérations ont été mises en place dans le département, en lien avec les collectivités locales, pour collecter, centraliser et recycler les plastiques utilisés en masse par l’activité agricole. Une collecte qui s’est professionnalisée depuis, et qui a été élargie aux emballages vides de produits phytosanitaires, aux PPNU (produits phytosanitaires non utilisables) et, depuis quelques semaines, aux déchets de soin en élevage (voir ci-dessous). Ainsi, si ces actions en faveur de la préservation du milieu, mais aussi de la santé, se développent, une sensibilisation continue s’avère indispensable, comme l’a démontré la réunion départementale organisée mardi dernier par le service environnement, pilote du dossier à la Chambre d’agriculture. Élus et responsables techniques des collectivités, administrateurs de GVA..., tous ont unanimement souligné que la prise de conscience des agriculteurs était effective et croissante,  mais que les marges de progrès étaient encore conséquentes.

Le Cantal bon élève, mais...

Pour preuve, les résultats 2007 de la campagne de collecte des plastiques agricoles, sur laquelle se sont mobilisées pas moins de 18 communautés de communes en partenariat avec la chambre consulaire : ainsi, sur un potentiel de 1 700 tonnes de déchets plastiques émis chaque année dans le Cantal, 608 tonnes de plastiques usagés ont été apportées par les agriculteurs (contre 115 en 2004), dont deux tiers ont pu être recyclées en usine pour la fabrication de sacs poubelles. “Ce taux de récupération, proche de 40 %, est certes satisfaisant, a jugé Louis-François Fontant, président de la Chambre d’agriculture, mais nous pouvons et devons faire mieux, surtout quand, au final, 25 % seulement du potentiel est réellement recyclé, quand le coût d’un camion refusé, car mal trié, s’élève à 500 euros”.

Le tri, préalable au recyclage

Et, comme lui, nombre de représentants de collectivités partenaires  ont insisté sur cette nécessaire amélioration de la qualité du tri à opérer en amont entre plastiques recyclables et non recyclables. “Surtout qu’en 2008 les big bags seuls seront acceptés”, a précisé J. Dintilhac, de la Sopave. Un message commun que devront rapidement diffuser les partenaires de la prochaine collecte.


Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.
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