L'Union du Cantal 31 décembre 2008 à 10h55 | Par J.-M. AUTHIÉ

“Nous sommes les moins menacés”

Dans le cadre de la Réforme générale des politiques publiques, la CCI devrait changer de visage.

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Bernard Bouniol, président de la CCI du Cantal.
Bernard Bouniol, président de la CCI du Cantal. - © J.-M. A.

La réforme des chambres consulaires est en cours. Bernard Bouniol, président de la Chambre de commerce et d’industrie du Cantal, a tenu à rassurer la structure cantalienne estimant “que nous sommes une des chambres les moins menacées sur le plan social”. Sur le principe, l’organisation des CCI se ferait sur trois niveaux : un nombre identique par département, par région et sur le plan national. “La réforme des chambres consulaires devrait privilégier l’indépendance de la représentation des entreprises, et plus largement du monde économique, pour leur permettre d’exercer en toute impartialité leurs missions d’intérêt public général. Le maintien du statut d’établissement public est de nature à assurer cette indépendance”, annonce-t-il.

Assurer un service de proximité
De plus, le président de la CCI estime que “la représentativité des chambres repose aussi sur l’élection de leurs membres et par conséquent sur l’élargissement de leurs corps électoral. Celui-ci doit être élargi aux métiers et aux professions libérales. Seules les activités spécifiquement agricoles resteraient en dehors du champ de la réforme. Tout cela est fait avec le souci d’une meilleure efficacité”. La mutualisation des hommes et des moyens devrait donc être la réelle motivation de cette réforme. “La chambre départementale doit savoir gérer la proximité en assurant le meilleur service aux entreprises en termes de formation, de conseil et d’appui à la création et à la transmission”. Et de préciser : “Les membres de cette chambre, rebaptisée “économique”, feraient l’objet d’un renouvellement tous les cinq ans, et par catégorie, selon la pesée économique sur le territoire”. Afin de rassurer les salariés de la CCI du Cantal, Bernard Bouniol a également précisé que “ce sont les fonctions supports qui remonteraient en région à savoir la comptabilité, la statistique, la veille, l’informatique... La chambre du Cantal est essentiellement composée de conseillers. Nous sommes avant tout un service de proximité. Mon principal souci aura été de mettre notre chambre le plus possible en état de supporter cette réforme”. Avec 37 agents sous statut, sans compter les vacataires, et huit personnes pour l’aéroport, la CCI cantalienne ne devrait donc pas connaître de trop grands mouvements. “Je comprends les inquiétudes des syndicats. Le personnel de la chambre sera rattaché à la chambre régionale, mais restera sous l’autorité du directeur de la chambre territoriale. À ce titre, nous garderons une large possibilité d’initiative et de marge de manœuvre”. Enfin, le président Bouniol juge cette réforme “bonne et protectrice. Demain, la création d’une chambre économique est la meilleure façon de représenter l’activité économique. Bien sûr, il faudra en dessiner les contours”.
Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.
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