L'Union du Cantal 19 janvier 2011 à 11h33 | Par M. Varnieu

Népal : sur l’air du trail

Stéphane Bouchet et Charly Lajus ont quitté le Cantal durant deux semaines, en novembre, direction le Népal. Un voyage agrémenté d’un trail de 300 kilomètres organisé par Dawa Sherpa, un habitué du Merell Oxygen.

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Habitués du Puy Mary, Stéphane Bouchet, 40 ans, et Charly Lajus, 46 ans, n’ont pu être que dépaysés face aux immenses montagnes du Népal, qu’ils ont tenté d’apprivoiser lors d’un trail organisé du 7 au 29 novembre 2010. Une aventure sportive qui a conduit les deux Cantaliens à engloutir près de 300 km, lors de 14 étapes chronométrées reliant les villages de Jiri et Lukla, au nord-est du pays. Durant deux semaines, ils sont montés, descendus, remontés, redescendus pour tenir tête aux… 20 000 mè-tres de dénivelé à des altitudes dépassant allègrement les 4 000 mètres et pouvant atteindre jusqu’à 5 700 mètres…

Une découverte chaque jour

 

Des chiffres astronomiques qui n’ont pas rebuté les 50 participants européens et les sept Népalais partis pour suivre les traces du maître : Dawa Sherpa, icône mondiale du trail respectée dans la discipline bien au-delà des frontières népalaises. Les deux amis aurillacois ont fait connaissance avec le coureur lors de trails organisés en France, il y a de cela une dizaine d’années. Depuis, une amitié indéfectible lie les trois sportifs qui se re-trouvent en course, aussi souvent qu’ils le peuvent. Cette fois, ce sont eux qui se sont rendus sur les terres de Dawa, la seconde fois pour Charly, afin de “lui rendre ce qu’il nous a tant donné”. Assistés d’un staff médical et de porteurs dévoués, les Français se sont rendus compte que l’hospitalité n’était pas un vain mot chez les Népalais, qui laissent spontanément une porte ouverte pour passer la nuit, au cas où… “Les habitants se sont mis en quatre pour nous, se rappelle Charly. L’organisation était vraiment très bonne et les vallées à couper le souffle. On en a pris plein les yeux. Chaque jour, on se demandait ce que l’on allait encore découvrir…” Un voyage sportif mais également culturel puisque les participants ont notamment eu la chance de visiter le monastère où Dawa a grandi et d’assister à une messe bouddhiste.

 

Au cours de leur périple, les Cantaliens ont fait plus en plus connaissance avec la culture et le territoire népalais.
Au cours de leur périple, les Cantaliens ont fait plus en plus connaissance avec la culture et le territoire népalais. - © (© F. Rocher)

Une nouvelle aventure d’ici quelques années

 

Le projet de participer à la course “Salokhumbu trail”, troisième du nom, remonte au printemps 2009 et jusqu’au départ, les deux sportifs, qui ont monté une association baptisée Team trail Aurillac Cantal, se sont entraînés intensément, en compagnie notamment du Running club d’Arpajon et du club alpin français d’Aurillac : “Dans le Cantal, on a tout, été comme hiver. C’est un très bon terrain et même si on dit qu’il n’y a que des montagnes à vaches, il y a moyen de bien s’éclater ici !” Au programme donc : des centaines de kilomètres en natation, en vélo, en ski de fond, des courses à travers la France, des exercices de montées, de descentes,… Mais pas de quoi effrayer ce duo qui cumule les plaisirs “nature” : alpinisme, ski de randonnée, VTT,… Ce programme physique strict a notamment permis à Stéphane, ingénieur chez Lisi cosmetics à Aurillac, de terminer l’épreuve népalaise à la 15e place. “C’est très concluant pour lui, s’enthousiasme son ami. D’autant qu’il est passé à travers tout…” Sous-entendu, la turista et autres virus qui l’ont laissé tranquille et ont préféré s’attaquer à Charly, qui a dû redescendre pour se soigner sur le plancher des vaches. “C’est une grosse désillusion, avoue l’employé municipal de la Ville d’Aurillac. À ce moment-là, je voyais tout en négatif mais j’ai trouvé la force mentale pour remonter et finir la course avec les coureurs… C’était devenu une question d’honneur.” S’il n’a pas à rougir de son aventure, cette “belle leçon de vie” comme il dit, Charly, originaire du Pays basque, garde toutefois un sentiment d’inachevé qu’il espère corriger d’ici deux à trois ans en repartant à l’ascension d’un sommet népalais… “pour mes 50 ans !”

 

 

 

 

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

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