L'Union du Cantal 02 décembre 2014 à 08h00 | Par S.Aymard/APAP

Maisons de retraite : 900 postes supplémentaires d'ici cinq ans

Selon l’Insee, près de 1 100 personnes âgées dépendantes devront être accompagnées d’ici 2020 dans le Cantal. Un défi pour les Éhpad du département.

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Évelyne Jouhet, directrice de l’Éhpad de la Sumène à Ydes, et Frédéric Minet, directeur général des Cités cantaliennes de l’automne, constatent le manque de qualification des candidats.
Évelyne Jouhet, directrice de l’Éhpad de la Sumène à Ydes, et Frédéric Minet, directeur général des Cités cantaliennes de l’automne, constatent le manque de qualification des candidats. - © S.Aymard/APAP

Le département compte actuellement une cinquantaine d’établissements spécifiques à l’accueil des personnes âgées,ce qui représente plus de 3 000 places. Une étude menée par l’Insee démontre qu’en termes d’effectif, dans le Cantal, “près de 1 100 personnes âgées dépendantes supplémentaires devraient être accompagnées d’ici cinq ans”. En termes d’emploi, on estime le besoin à 900 postes supplémentaires d’ici à 2020. Le volume d’emplois serait en hausse de 31 % par rapport à 2010 pour atteindre 3 800 emplois équivalents temps plein (ETP) toutes structures et catégories confondues. Le secteur est porteur d’emplois mais éprouve des difficultés au recrutement.


Un manque d’attractivité


Chaque année, entre 70 et 80 infirmiers sortent diplômés de l’Ifsi d’Aurillac. “Un petit nombre seulement d’entre eux a pour projet professionnel la gériatrie”, explique Marie-Christine Malbert, directrice de l’Ifsi et l’Ifas d’Aurillac. Le manque d’attractivité de ces services a la vie dure. “De plus, l’aspect rural rebute. Les jeunes sont plus attirés par le côté urbain.” Côté aides soignantes (AS), une centaine sort chaque année des quatre écoles du département, mais nombre d’entre elles doivent se contenter de CDD à l’arrivée.


La technicité se fait rare


C’est pour les postes les plus qualifiés que le secteur se heurte à des obstacles accrus. “Plus cela demande de technicité, plus on a du mal à recruter”, précise Frédéric Minet, directeur général des Cités cantaliennes de l’automne. “Sur 149 demandes d’offres  d’emplois,  30  % ont été satisfaites. Il nous reste 47 offres à pourvoir, un tiers concerne des offres d’aides soignantes, un tiers des infirmières et un tiers des postes spécifiques comme des kinés, des orthophonistes, des psychologues, etc.”, ajoute Anne-Flore Tixier, coordinatrice du Coef 15-santé. “Le recrutement des kinés n’est pas évident, on a cinq postes et très peu de candidats, pareil pour les orthophonistes.”A contrario, les places nécessitant peu de qualifications sont prises d’assaut. “J’ai été obligée de retirer une annonce d’ASP après seulement une semaine de diffusion, j’en étais à 100 candidatures pour un poste”, regrette Évelyne Jouhet, directrice de l’Éhpad de la Sumène à Ydes. La directrice a vu arriver sur son bureau des profils qui, parfois, n’avaient rien à voir avec le secteur. “Ce qui montre quand même un vrai malaise en termes d’emploi.”


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