L'Union du Cantal 28 février 2007 à 00h00 | Par P.Piganiol

Louis-François Fontant retrouve aisément son siège de président

Louis-François Fontant a été réélu à une large majorité, dès le premier tour, à la présidence de la Chambre d’agriculture, installée lundi par le préfet du Cantal.

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La nouvelle Chambre d’agriculture : 31 nouveaux élus sur les 45 membres.
La nouvelle Chambre d’agriculture : 31 nouveaux élus sur les 45 membres. - © L'Union du Cantal
Pas de surprise : après avoir remporté une victoire écrasante aux élections, la liste FDSEA/JA n’a eu aucun mal à imposer son candidat à la présidence de la Chambre d’agriculture. Lundi, lors de la séance officielle d’installation, placée sous l’autorité du préfet, Louis-François Fontant a été facilement réélu dès le premier tour de scrutin par 35 voix sur 44 à la présidence de l’institution. Face à lui, une seule autre candidature, celle de Baptiste Servans, portée par le SMSA (Syndicat des mécontents du système agricole), qui a dû se contenter de trois voix. Tandis que six élus avaient choisi de voter blanc. Si elle s’est déroulée dans une relative sérénité, l’élection a toutefois révélé la brêche ouverte durant la campagne électorale dans les relations entre le syndicalisme majoritaire et les organisations agricoles. Si le représentant du crédit, de la coopération et de la mutualité a tenté de calmer le jeu, parlant même de “malentendu”, la nouvelle répartition des sièges au sein du bureau de la Chambre d’agriculture a manifestement tenu compte des divergences apparues.
Neutralité, pas opposition
Avant l’élection, Guy Calmejane a été le premier à prendre la parole pour lire une déclaration au nom des représentants de la coopération, du crédit et de la mutualité. Les organisations disent “regretter le malentendu qui a été à l’origine de tous les événements et communications qui ont émaillé les dernières semaines avant et après les élections...”. Regretter aussi que “l’attitude neutre” qu’elles avaient choisi d’adopter pour “respecter le pluralisme de leurs ressortissants” ait, “de fil en aiguille, été interprétée ou traduite comme une position de rejet vis-à-vis de la FDSEA et des Jeunes agriculteurs”. Les organisations précisent encore que “loin d’avoir voulu créer une opposition avec le syndicalisme majoritaire, elles ont simplement souhaité apporter leur contribution aux débats en vue de la détermination d’un programme, le plus élaboré possible, en faveur de l’agriculture”. Pour conclure finalement que “certaines de leurs attentes sont contenues dans le programme de la nouvelle chambre” et affirmer leur volonté “d’œuvrer ensemble” et dans la sérénité “pour l’essor de l’agriculture cantalienne”.
Un épisode qui a laissé des traces
Patrick Escure, président de la FDSEA, n’a pas donné l’impression d’avoir digéré cet épisode : “Nous avons pu avoir peur que l’attitude des organisations agricoles constitue un appel à la désunion du monde agricole à un moment où il avait au contraire besoin de se rassembler”, a-t-il déclaré, en réitérant la demande de la FDSEA et des JA : “Nous demandons que les conseils d’administration de ces outils délibèrent afin de prendre position sur leur volonté de mettre en œuvre ou non le projet pour lequel nous avons été élus”. “Alors, nous pourrons travailler dans la sérénité”, concluait-il, en convenant “qu’on aura besoin de toutes les structures pour réussir”. Les divergences sont réapparues au moment de la désignation des élus qui siègeront à la CDOA (Commission départementale d’orientation agricole). Guy Calmejane a décliné l’offre qui lui était faite d’occuper un poste de suppléant, en faisant valoir qu’il avait par ailleurs été désigné par la transformation pour siéger dans cette Commission. Et il a proposé à sa place la candidature de Germaine Sérieys (1re vice-présidente de la précédente mandature). Proposition ouvertement déclinée par le président Fontant qui a préféré confier le poste à Philippe Albisson, tout en assurant qu’il “n’y a pas de malentendu entre la Chambre d’agriculture et la coopération, même si quelques-uns de leurs responsables ont voulu marquer leur différence”.
Priorités : le revenu et la modernisation
En rejoignant sa place de président à la tribune, Louis-François Fontant s’était auparavant réjoui des résultats d’une élection “qui donnent confiance, décuplent notre motivation mais nous donnent aussi des devoirs et une lourde responsabilité”. Il a affirmé la volonté de la nouvelle équipe dirigeante d’être aux côtés du syndicalisme majoritaire pour faire avancer des dossiers importants pour les agriculteurs du département, en citant les négociations à l’OMC, les évolutions de la Pac, la mise en œuvre du programme de cessation d’activité laitière, la relance de la procédure des échanges de droits à produire, la défense des prêts bonifiés aujourd’hui menacés, des crédits de la PHAE, le paiement du solde des indemnités sécheresse... Il a ajouté que l’action de la nouvelle Chambre d’agriculture serait guidée par des objectifs “d’amélioration du revenu et de modernisation des exploitations”. “La maîtrise des charges et la valorisation des productions seront nos priorités”, a-t-il insisté, en préconisant notamment le développement des productions sous signe de qualité, le soutien aux organisations interprofessionnelles ainsi qu’aux initiatives de filières.

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