L'Union du Cantal 21 novembre 2007 à 00h00 | Par Renaud Saint-André

Lial : des salariés inquiets pour leur emploi

Depuis la démission de leur présidente, le personnel du Lial est inquiet sur le devenir du laboratoire qui n’a connu jusqu’à présent que des phases de développement.

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L’ensemble du personnel unanime réclame des explications à son conseil d’administration.
L’ensemble du personnel unanime réclame des explications à son conseil d’administration. - © R. S.-A.
Le laboratoire interprofessionnel du Cantal n’a pas réussi sa fusion avec celui du Puy-de-Dôme. Des différents financiers opposent leurs conseils respectifs, mais les modalités de réglement du conflit ne font pas non plus l’unanimité au sein des trois collèges qui composent le conseil d’administration du Lial. Face à cette situation de blocage et aux interrogations quant à l’avenir de cette structure, le personnel du laboratoire a tenu à réagir.

Les trois collèges interpellés

Ils sont à la fois inquiets et en colère. Inquiets pour les 75 emplois du laboratoire ; en colère car depuis sa création en 1973, le Lial n’avait toujours connu que des phases de développement et d’expansion. Gilles Treins et Patrick Forest, délégués du collège des cadres et agents de maîtrise, Nathalie Nouvel et Jean-Paul Puechbroussoux, délégués du collège des employés, ne portent pas de jugement ni sur la fusion entre Lial et Cilal, ni sur la “défusion”... Ils veulent simplement que le conflit cesse rapidement et être rassurés sur la pérennité de la structure, alertés par des propos alarmistes tenus dans la presse. C’est pourquoi l’ensemble des salariés demande solennellement à rencontrer les membres des trois collèges qui composent le bureau élu par le conseil d’administration : producteurs laitiers, industriels et coopératives. “Nous voulons avoir l’éclairage de chacun sur ce qui se passe, savoir quels sont les projets”, résume Gilles Treins. La délégation du personnel rappelle en outre que la fusion avec le laboratoire de Theix a demandé une somme considérable de travail ; chaque structure s’étant spécialisée ; le site aurillacois traitant les analyses laitières de nombreux départements du Massif central ; l’activité analyse de lait de vache avait carrément doublé.  

Conserver ce qui marche bien

L’échec d’Analysa (structure commune aux deux sites) a conduit à retrouver l’ensemble des métiers d’origine du laboratoire. “Ce qui a réclamé encore beaucoup de travail peu de temps après”, souligne-t-on du côté des salariés. Néanmoins, motivés et volontaires, les salariés du Lial refusent l’immobilisme. “Nous devons retrouver la volonté d’innovation et le dynamisme qui ont toujours caractérisé notre activité”, soulignent-ils dans un communiqué. “À l’heure où les responsables politiques et économiques lancent des concours pour attirer des entreprises, il serait pour le moins paradoxal qu’on casse un outil qui marche” ! Une réflexion qu’ils ne manqueront pas de rappeler auprès de leurs dirigeants, lors de la rencontre espérée d’ici la fin du mois. 

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