L'Union du Cantal 12 novembre 2008 à 17h16 | Par Renaud Saint-André

Les syndicats défendent d’abord l’usager de La Poste

Grogne chez les postiers qui redoutent une “déstructuration”.

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Pour la CGT, l’Unsa et Sud, l’heure est à une “remise en cause profonde du service postal”. Au cours d’une récente conférence de presse, l’intersyndicale a exposé les motifs d’inquiétude partagés par le personnel de La Poste. “La stratégie mise en place consiste à détériorer la qualité de service, à créer des dysfonctionnements pour susciter le mécontentement des usagers avant de présenter la privatisation comme une solution miracle”, estiment les syndicats. Et d’appuyer leur discours sur des faits : des facteurs non remplacés, des réductions d’ouverture de guichet, des fermetures en masse de bureaux de poste au profit d’agences communales ou de relais commerçants... Dans le Cantal, des “rapprochements commerciaux” sont en cours. Ils reviennent à des fusions de bureaux de poste assortis de réduction des horaires au public. C’est le cas de Neussargues, fondu avec Massiac, ce qui implique notamment des amplitudes horaires plus restreintes à Neussargues et Allanche. Les autres rapprochements en cours sont Saignes et Champs, Montsalvy et Calvinet. Dans un deuxième temps, sont envisagées des fusions entre Riom, Saignes et Condat ; Mauriac et Pleaux ; Saint-Flour et Chaudes-Aigues ; Aurillac, Jussac, La Roquebrou et Ytrac ; Arpajon et Vic ; Maurs, Montsalvy et Le Rouget ; Massiac et Murat ; Mauriac et Saint-Martin ; Saint-Flour et Pierrefort...

Inquiète pour l’usager, l’intersyndicale a organisé une réunion publique.
Inquiète pour l’usager, l’intersyndicale a organisé une réunion publique. - © R. S.-A.

Seulement huit bureaux avant fin 2010
“Actuellement, il y a 23 bureaux dans le Cantal. Il y en avait 84 en 2002. Il est prévu de n’en conserver que huit d’ici fin 2010”, argumente l’intersyndicale en dénonçant le principe des économies d’échelle qui risquent, là encore, de pénaliser l’usager. Jean-François Vasse, secrétaire départemental de la CGT-Fapt s’interroge sur le pérennité du courrier distribué six jours sur sept, ou encore sur la fin du prix unique du timbre sur le territoire. L’intersyndicale remarque enfin : “On nous dit que pour moderniser La Poste, il faut trouver 3 milliards d’euros. C’est précisément la somme que le gouvernement a promise... au Crédit agricole”.

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