L'Union du Cantal 30 novembre 2005 à 00h00 | Par Renaud Saint-André

Les plastiques agricoles recyclés en sacs poubelle en Aveyron

Le Cantal a la chance d´avoir à ses portes une des rares entreprises de retraitement
des plastiques agricoles usagés. Une proximité qui permet de réduire le coût de la collecte.

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Le leader du sac poubelle pour les collectivités est aveyronnais. L´usine de la Sopave, installée à Viviez depuis une vingtaine d´années, livre notamment la Ville de Paris. En guise de matière première, elle utilise exclusivement des plastiques de récupération qu´elle recycle. Depuis ces dernières années, les plastiques agricoles sont devenus l´approvisionnement majoritaire de l´usine. Soit 12 000 à 13 000 tonnes traitées chaque année, sachant que la capacité de traitement est au moins le double. Pour couvrir ses besoins, la Sopave fait venir des plastiques usagés de toute la France. C´est là qu´atterrissent les bâches et films que les agriculteurs du Cantal déposent lors des collectes mises en place sur leur territoire.

Des granulés avant les sacs

L´an dernier, le département a apporté plus de 193 tonnes. Elles ont contribués à la confection de granulés, sortes de lentilles en plastique qui, une fois fondues, sont transformées en sacs opaques. Les bâches des maraîchers deviennent des sacs translucides, distribués par les collectivités pour le ramassage des déchets ménagers recyclables. "Non, les bâches d´ensilage ne redeviennent pas des bâches d´ensilage", explique Jacques Dintilhac, responsable des approvisionnements. Le marché est saturé. Une seule machine suffirait à couvrir les besoins de l´Hexagone ; deux tournent déjà en France... L´idée de travailler avec un produit essentiellement destiné aux collectivités présente un autre avantage.

Une "opération blanche"

La transformation de la matière collectée, aux frais des communautés de communes, leur permet de profiter d´une TVA à 5,5 % sur le prix des sacs poubelle livrés, au lieu des 19,6 % autrement pratiqués. Un principe qu´a adopté la communauté de communes du pays de Montsalvy, comme l´élu Georges Delpuech l´avait expliqué lors d´une réunion de concertation à la Chambre d´agriculture. Une façon de compenser le coût de la collecte pour en faire une "opération blanche". Car les frais de collecte, bien que l´usine ait besoin de matière à recycler, sont facturés par la Sopave. En moyenne et longue distance, avec un camion qui optimise son chargement, il faut compter entre 0,40 et 0,45 euro la tonne. Le prix à payer pour un environnement plus propre et une élimination des plastiques légale.

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