L'Union du Cantal 23 avril 2008 à 00h00 | Par Renaud Saint-André

Les meilleurs apprentis bouchers concourent au pays de la salers

C’est une première : le concours national pour désigner les meilleurs apprentis bouchers de France s’est déroulé cette semaine à Aurillac. Six lauréats ont été distingués.

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Le monde de la boucherie avait les yeux tournés vers Aurillac les 13 et 14 avril derniers. Son centre de formation des apprentis (IFPP) a en effet servi de cadre à la finale nationale du concours “Un des meilleurs apprentis bouchers de France”. Après avoir franchi les obstacles des sélections départementales et régionales, 24 finalistes se sont retrouvés en compétition. Le jury a eu tant de mal à départager les lauréats que trois premiers prix ex-aequo ont été attribués à Baptiste Ternois (Seine-Maritime), Grégory Pouymayon (Yvelines) et Cédric Legat (Drôme). Suivent Benoît Ginesty (Aveyron), à la deuxième place et Jean-Baptiste Pelletier (Ain), sur la troisième marche du podium.
Le président de la Confédération nationale de la boucherie et le président départemental, Claude Meinier, ont salué chacun des 24 candidats.
Le président de la Confédération nationale de la boucherie et le président départemental, Claude Meinier, ont salué chacun des 24 candidats. - © R. S.-A.

La future élite de la boucherie

À noter la performance du Cantalien Mathieu Lacoste (de Salers), parvenu à la onzième place de ce niveau très élevé de compétition. Comme les autres finalistes, il a été jugé par un jury auquel participaient quatre meilleurs ouvriers de France. Au-delà du classement proprement dit, l’ensemble de ces candidats font partie de ce que les professionnels s’accordent à présenter comme “la future élite de la boucherie française”. Le concours, indépendamment des examens de l’Éducation nationale (CAP ou brevet professionnel), couronne les meilleurs élèves apprentis en deuxième année de certificat d’aptitude professionnelle. L’objectif de cette opération, conduite par le syndicat des artisans bouchers, est à la fois de valoriser le métier et la formation par l’apprentissage. Les épreuves consistent à travailler, en un temps donné (deux fois trois heures), une épaule de boeuf, un cuisseau de veau, une épaule d’agneau, de la chair à saucisse, etc. La principale difficulté étant de mettre l’ensemble de ces éléments en valeur, dans le respect des protocoles techniques et d’hygiène.  

Porteur pour le Cantal

L’organisation de ces épreuves, sous le patronage d’Alain Duplat, président de la Confédération nationale de la boucherie, dans les locaux de l’IFPP, est une aubaine pour le centre de formation qui manque trop souvent d’effectif... En outre, les artisans bouchers du département souhaitent vivement que la qualité de l’accueil réservé à chaque participant serve l’image touristique de l’Auvergne en général, et du Cantal en particulier. 

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