L'Union du Cantal 09 mars 2007 à 00h00 | Par L. Marcantognini

Les filières qualité patinent en viande bovine

L’interprofession départementale s’inquiète du fonctionnement des principales filières de qualité.

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La viande salers Label rouge n’est plus servie aujourd’hui que par une seule boucherie.
La viande salers Label rouge n’est plus servie aujourd’hui que par une seule boucherie. - © L'Union du Cantal
L’ensemble des structures adhérentes à l’Interprofession départementale (éleveurs, groupe Altitude, Cemac, Adeca 15, syndicats des artisans-bouchers et des négociants en bestiaux du Cantal) se sont retrouvées la semaine dernière pour l’assemblée générale d’Interviande Cantal. La séance a commencé par la présentation du bilan des activités 2006 : il montre la présence de l’Interprofession lors de manifestations pour faire connaître et promouvoir la filière viande bovine du Cantal ainsi que des actions d’accompagnement des éleveurs dans la valorisation des viandes de qualité (formations à l’engraissement).
Etat des lieux des filières
Le thème principal de cette assemblée générale était de faire l’état des lieux des démarches interprofessionnelles cantaliennes, à savoir : Boeuf du Cantal, Label rouge salers, Boeuf de montagne. Ces échanges ont amené Bruno Dufayet, président d’Interviande Cantal, à s’inquiéter du comportement des abatteurs dans leur engagement vis-à-vis des filières interprofessionnelles. En effet :
- Bœuf du Cantal tente de redynamiser sa démarche par la mise en place d’une contractualisation, d’une planification et d’une grille de prix pour ses génisses afin de donner une lisibilité plus importante aux producteurs. Cependant, les artisans-bouchers et les négociants en bestiaux ne sont pas prêts à s’engager sur une grille de prix prédéfinie, pourtant essentielle pour chaque acteur de ce type de démarche.
- Label rouge salers : aujourd’hui, les volumes sont quasiment inexistants (une dizaine de boucheries servaient la viande labellisée début 2006, une seule actuellement). Le manque d’engagement de l’aval dans la commercialisation entraîne une démotivation des producteurs dans la démarche. Cependant, ces éleveurs se doivent aussi de respecter leurs engagements de production,  car ils sont essentiels à la vie d’une filière, a noté l’interprofession.
- Bœuf de montagne : l’Interprofession avait appris avec satisfaction le rapprochement entre l’association Bovi-Montagne et Covial afin que les animaux de la démarche “montagne” soient abattus et découpés dans le Cantal. Après de longs mois de négociations, c’est avec déception qu’elle constate le refus de Covial de participer à la démarche.
“Dans un département comme le Cantal, la production d’animaux de qualité correspond complètement aux attentes des consommateurs. Il serait fort dommageable que, demain, nous soyons, pour diverses raisons, dans l’incapacité de nous organiser à la fois pour répondre à ces attentes ainsi que pour valoriser la production des éleveurs cantaliens”, a déploré le président d’Interviande.

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