L'Union du Cantal 18 juin 2008 à 00h00 | Par Christian Fournier

Les éleveurs aubrac préparent les prochaines échéances

En 2003, le syndicat des éleveurs aubrac cantaliens signait une première convention avec le Conseil général : 40 000 euros par an pour soutenir la race. Un contrat qui vient d’être reconduit.

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Le syndicat des éleveurs aubrac cantaliens a tenu un conseil d’administration à Neuvéglise. Le syndicat a signé une seconde convention triannuelle fin 2007 avec le Conseil général. À la clé, diverses actions discutées lors de cette séance avant leur présentation fin juin aux instances départementales, et notamment les priorités que le syndicat devait définir à cette occasion. L’enveloppe est de 40 000 euros par an, dont 10 000 consacrés au seul fonctionnement du syndicat. Les 30 000 euros restants iront sous forme d’aide directe aux éleveurs, la condition pour pouvoir en bénéficier étant d’être adhérent au syndicat. Sachant, expliquait Michel Bos, son président, que “toute la gestion  des dossiers est faite gratuitement par le syndicat et que l’argent va directement aux éleveurs”. Des aides qui s’appliquent essentiellement au volet génétique, mais aussi qui sont destinées aux nouveaux éleveurs (achat de génisses), à condition cependant que les éleveurs soient affiliés au syndicat.

Les éleveurs aubracs cantaliens réunis à Neuvéglise ont travaillé à définir leurs priorités en termes d’aides et ont parlé concours.
Les éleveurs aubracs cantaliens réunis à Neuvéglise ont travaillé à définir leurs priorités en termes d’aides et ont parlé concours. - © C. F.

Du Départemental à Cournon

Également à l’ordre du jour de cette réunion, le prochain concours départemental aubrac a été évoqué. Il se déroulera à Saint-Georges le 28 septembre prochain, à Grizols. “C’est la première fois qu’il se tiendra sur cette commune et nous adressons nos remerciements au maire, Jean-Jacques Monloubou”, déclarait Michel Bos. Celui-ci insistait sur la nécessité d’une organisation pointue de l’évènement, eu égard au calendrier chargé à cette époque, “deux jours avant le National de Cournon du 2 au 4 octobre, où la race sera l’invitée d’honneur de cette manifestation nationale, l’année 2008 étant l’année de l’aubrac”. 380 places seront en effet attribuées aux éleveurs aubrac de toute la France, ce qui obligera le syndicat cantalien à “faire des sélections en termes de bêtes, voire en termes de sections”, informait le président. “Le syndicat suit l’Upra, et cette manifestation sera pour nous l’occasion de souligner le poids de cette race allaitante du Massif central et, en même temps, de faire la démonstration aux délégations étrangères que l’on existe. Notre système d’élevage intéresse de plus en plus de pays”, affirme Michel Bos.

Respecter les caractères essentiels de la race

Un autre objectif du syndicat aubrac cantalien est “d’être en coordination avec les orientations raciales qui ne sont pas de viser la plus grosse vache, mais de rester en phase avec les caractères essentiels de la race : sa longévité, sa rusticité, etc. Notre slogan est qu’une vache autonome comme la nôtre n’est pas sans impact sur l’économie, elle peut intéresser de plus en plus d’éleveurs et correspondre avec le mode d’élevage du futur, tant en France que dans le monde”. Un discours passionné qui révèle toute la force du syndicat aubrac, 144 adhérents à ce jour qui revendiquent une augmentation de 1 000 vaches par an, soit un cheptel de 26 000 animaux en 2007 et dont l’objectif est de “passer le cap des 30 000”. Une idée qui fait son chemin quand on sait qu’en 1998, ce même cheptel était de 14 800 bêtes.

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