L'Union du Cantal 03 octobre 2007 à 00h00 | Par P.Piganiol

Les acteurs de la filière AOC cantal fêtent leur nouveau décret

Le Cif a réuni près de 400 personnes vendredi 21 septembre à Aurillac pour une soirée destinée à fêter le nouveau décret de l’AOC cantal, et appeler la filière à relever les manches.

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Michel Lacoste a insisté sur “la responsabilité collective” qui pèse sur les acteurs et partenaires de la filière.
Michel Lacoste a insisté sur “la responsabilité collective” qui pèse sur les acteurs et partenaires de la filière. - © P.P.
Malgré la farouche concurrence télévisuelle du match de rugby France-Irlande, le Comité interprofessionnel des fromages (Cif) a réussi à rassembler près de 400 personnes vendredi dernier à la halle de Lescudilliers d’Aurillac. Représentants des producteurs, fromagers, entreprises de transformation, affineurs, commerciaux, techniciens, sans oublier les élus, représentants de l’administration, des organisations professionnelles agricoles, professionnels du tourisme... tous les acteurs et partenaires de la filière étaient là pour fêter le nouveau décret de l’AOC cantal. Objectif de la soirée : tisser des liens entre les intervenants de la filière, affirmer le rôle économique, social et culturel de l’AOC, mais aussi... mobiliser les troupes. Parlant de “responsabilité collective”, Michel Lacoste, président du Cif, a exhorté les participants à relever les manches et à faire preuve d’ambition pour réussir la mise en oeuvre du nouveau cahier des charges et le pari de la revalorisation de l’appellation d’origine contrôlée cantal.

De la volonté et de l’ambition

“Quand on a attendu longtemps, la fête n’est que plus belle”, a lancé Jacques Mézard, président de la communauté d’agglomération d’Aurillac, en accueillant les convives. “Cela faisait en effet 20 ans que notre décret AOC cantal n’avait pas été revu, et 13 ans que notre filière a demandé la réouverture du décret”, a rappelé le président Lacoste, entouré à la tribune de ses trois vice-présidents. Treize ans de travail qui ont abouti “grâce à un dialogue interprofessionnel basé sur la plate-forme de 2001, à savoir un document d’orientation porté par les trois familles de notre interprofession”, se souvenait-il. Finalement signé le 7 mars 2007 à Paris en présence du ministre de l’Agriculture, le nouveau décret “doit garantir au consommateur une qualité encore plus ancrée dans la tradition et le savoir-faire”, soulignait-il, en appelant de ses voeux une AOC cantal “qui permette le développement de nos entreprises, qui offre des perspectives d’installation aux jeunes et d’amélioration du revenu pour tous... une AOC cantal qui soit une locomotive pour toutes nos spécialités agroalimentaires, qui soit un vecteur touristique, qui soit le fanion de l’économie locale”. “N’ayons pas peur, soyons ambitieux !”, martelait le président du Cif, en expliquant qu’outre les investissements et remises en causes des pratiques à chaque échelon de la filière, la revalorisation du produit nécessitera “beaucoup d’investissements auprès des consommateurs”. Un appel du pied aux financeurs potentiels de campagnes de communication, à l’adresse de qui Michel Lacoste a fait remarquer qu’à chaque euro gagné par kilo de fromage, “ce sont 18 millions d’euros qui sont injectés dans l’économie départementale”. Et accessoirement, que “le cantal est le seul fromage AOC à porter le nom d’un département”. 

“Le cantal n’a pas le droit à l’erreur”

Les élus, eux, n’ont pas ménagé leurs encouragements. “Il faut saluer ceux qui ont permis d’arriver enfin à ce résultat, c’est un plus pour l’ensemble du département”, a dit Jacques Mézard. “Nous devons rechercher la qualité, car il n’y a pas d’avenir sans qualité de la production”, ajoutait-il, faisant par ailleurs allusion au projet de Maison du goût. Vincent Descœur a quant à lui parlé “de véritable opportunité pour la filière et le département tout entier”, jugeant que le cantal “n’a pas le droit à l’erreur... d’autant plus que le fromage porte le nom de son département”. Il a assuré que “le Conseil général ne se limitera pas à un rôle de spectateur et à prodiguer des encouragements”, mais “sera acteur à vos côtés et accompagnera ceux qui prendront ce chemin, qui n’est peut être pas le plus aisé, mais le plus porteur d’espoir pour le département”. “L’AOC est un gage d’avenir”, reprenait Daniel Mérignargues, secrétaire général de la préfecture, jugeant qu’il fallait “passer du savoir faire au faire savoir”. 

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