L'Union du Cantal 14 avril 2010 à 15h16 | Par P. Olivieri

Leclerc Aurillac : la grande distribution autrement

Son métier, c’est vendre des produits alimentaires. Mais le patron du centre Leclerc d’Aurillac a l’ambition de concilier commerce, écologie et éthique.

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Il fait un peu figure d'exception, de curiosité même, dans le milieu tant décrié de la grande distribution. À l'heure où certains redoutent les actions des producteurs, Joseph Chauvet accepte bien volontiers l'échange avec ses fournisseurs même lorsque ceux-ci investissent son magasin. Les produits locaux, le commerce équitable, cela fait belle lurette déjà qu'ils ont une place de choix dans les rayons de son centre Leclerc d'Aurillac. En décembre, l'initiative de ce dernier en faveur des personnes handicapées était primée d'une victoire de l'accessibilité. Trois mois plus tard, le 1er avril, en pleine semaine du Développement durable et alors que la taxe carbone était enterrée, l'entreprise annonçait qu'elle était la première du Cantal à réaliser son Bilan Carbone® . "Notre métier, c'est la distribution alimentaire mais on peut le faire autrement. En tant qu'acteur local, ça nous paraît important de nous inscrire dans une démarche plus large", affiche ce jeune patron quand on l'interroge sur son activisme pour la bonne cause.

L’enseigne devrait valoriser prochainement sa démarche auprès de sa clientèle.
L’enseigne devrait valoriser prochainement sa démarche auprès de sa clientèle. - © PO

Bon pour la planète mais pas seulement

Mêler économie, écologie et préoccupations sociales : telle est donc l'ambition de Joseph Chauvet qui en a aussi fait le fil conducteur de son management : "On dépasse le cliché de la caissière. À travers une démarche comme le bilan carbone, on essaie de donner du sens à l'entreprise et au travail des salariés. La performance passe d'abord par le plaisir". Si depuis une quinzaine d'années l'enseigne Leclerc est précurseur dans le domaine environnemental (suppression des sacs jetables en 1995,...), le magasin aurillacois vient donc de franchir un cap supplémentaire en évaluant l'impact de son activité sur le changement climatique. "C'est à la fois un devoir moral pour l'entreprise, mais aussi un argument auprès de nos clients auxquels on montre qu'on essaie d'être toujours pionnier. C'est également une démarche qui vise à réduire nos coûts internes", assure le PDG. Pas question en effet pour Joseph Chauvet de s'acheter une bonne conscience et image écologique en plantant des arbres en Amérique du Sud. Ainsi, avant même le rendu de son audit carbone, le centre Leclerc a revu cet automne son système de chauffage désormais basé sur la récupération de la chaleur émise par les groupes frigorifiques. Un équipement innovant dont seuls trois supermarchés sont équipés en France...

 

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