L'Union du Cantal 09 novembre 2009 à 17h30 | Par C. FOURNIER

Le travail à temps partagé, une sérieuse option

Créer 50 équivalents temps plein permanents en trois ans dans le Cantal : c’est l’objectif du Pôle emploi agricole et rural, des emplois agricoles mais pas seulement.

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“Je viens appuyer ici une grande ambition”, déclarait le préfet du Cantal, lors du lancement du Plan global d’action pour le développement de l’emploi dans les territoires ruraux du Cantal, jeudi, à Espinasse, commune choisie pour son exemplarité, de par son embauche d’un salarié en temps de travail partagé. Il existe des besoins importants des structures agricoles “du fait de la baisse inexorable du nombre d’agriculteurs et parallèlement, ces exploitations qui deviennent plus importantes ont besoin de main-d’œuvre”. Mais l’originalité du dispositif est de s’adresser aussi aux collectivités territoriales, aux artisans et commerçants qui ne pourraient pas ou plus financer autrement un emploi à plein temps.

La signature de la convention entre l’État et la Fédération départementale des groupements d’employeurs agricoles et ruraux.
La signature de la convention entre l’État et la Fédération départementale des groupements d’employeurs agricoles et ruraux. - © C.F.

“L’intelligence au service du territoire”

“Il est important que l’information soit diffusée auprès des maires, des agriculteurs, qu’un tel dispositif existe”, ajoutait Paul Mourier, qui rappelait que, dans le cadre de cette opération dont l’objectif est d’arriver à 50 équivalents temps-plein, l’État apporte les deux tiers du financement”. Une démarche que le représentant de l’État qualifiait enfin “d’intelligence au service du territoire”. Concrètement, expliquait Michel Combes, président d’Agri emploi Cantal, et président national de la Fédération des groupements d’employeurs agricoles et ruraux (FNGEAR), cette démarche passe par un audit qui a débuté en septembre. Il durera trois ans, mais déjà, les premières remontées d’information témoignent que 17 % des agriculteurs contactés ont besoin de main-d’œuvre, de même que 14 % des mairies consultées, ainsi que 15 % des artisans-commerçants. “Il y a aussi beaucoup de demandes d’informations sur la démarche. L’audit va permettre de nous faire connaître et de démarcher les personnes”, expliquait-il.

L’ensemble des agriculteurs contactés

L’ensemble des agriculteurs du Cantal, les artisans-commerçants en milieu rural, et les collectivités locales (de moins de 2 000 habitants) sont ou seront donc consultés par un cabinet spécialisé dont le but est de recenser les besoins des employeurs ou des salariés potentiels. “En fonction de l’urgence et des besoins, ces personnes seront orientées soit vers un groupement d’employeurs classique, soit vers un service de remplacement, soit vers Agri emploi qui, précisait-il, existe depuis trois ans. La structure assure la partie administrative et le suivi des adhérents qui travaillent à l’année sur une durée bien définie. L’objectif est celui d’un temps plein sur une zone de travail la plus réduite possible. Agri emploi, qui se veut complémentaire des autres structures partenaires, essaie de fixer à 50 % au minimum le temps de ses salariés en agriculture”.

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