L'Union du Cantal 14 août 2013 à 10h17 | Par Jean-Marc Authié

Le Théâtre de rue sera toujours la scène de toutes les expressions

La 28e édition du festival international de théâtre de rue d’Aurillac va ouvrir ses portes. Du 21 au 24 août, ce sont plus de 500 compagnies qui sont attendues pour le “in” et le “off”.

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Comment définir le théâtre de rue. Y a-t-il seulement une définition ? Par essence, les arts de la rue expriment une liberté de ton, une liberté d’expression... Depuis 29 ans, le festival international de théâtre de rue d’Aurillac laisse le champ libre à cette liberté avec plus de 500 compagnies qui surfent sur le “off” et beaucoup moins à faire la soupe du “in”. Alors, du 21 au 24 août, la cité géraldienne se laissera une nouvelle fois envahir, puis manger à la sauce festivalière. Dans l’esprit de Jean-Marie Songy, directeur du festival, les arts de la rue doivent se renouveler, ouvrir d’autres horizons. Et il n’a certainement pas ouvert son Parapluie pour se prévenir de quelques dangers que ce soit. Au contraire : il ose Jean-Marie, il ose. Cette année, il a décidé de faire faire le mur à sa mascotte, ou de s’en extraire, chacun jugera. Ainsi ira le ton du “in”.

Les arts de la rue, c’est une question de goût... mais cela attire chaque année 100 000 personnes sur Aurillac. (photo d’archives)
Les arts de la rue, c’est une question de goût... mais cela attire chaque année 100 000 personnes sur Aurillac. (photo d’archives) - © J.-M.A

Générik Vapeur en tête d’affiche

 

D’ailleurs, le directeur du festival ne s’est pas caché de l’orientation de l’édition 2013 lors de sa présentation à la presse : “Il est important de toujours tout remettre en cause, de garder cet état d’esprit pour rester chef de file du théâtre de rue en France et en Europe... Nous voulons passer par tous les états avec vous. Car il y aura du noir et du tordu pour cette édition”, prévient-il. Et dans sa description, Jean-Marie Songy n’y va pas par quatre chemins. “De l’incarnation diabolique, des combattants de l’impossible, des rigolos en vadrouille, des paumés incendiaires, des aficionados du collectif, des cyniques affectifs, des intuitifs géniaux qui se foutent des scandales politiques, des dénicheurs de sons... Tout un peuple d’inadaptés, de pas tranquilles, de veilleurs de nuit et d’éveilleurs de conscience qui n’attendent plus l’homme providentiel pour se bouger les fesses et nous secouer l’âme.” Fichtre ! Alors pour sûr, chacun y trouvera, ou pas, son compte parmi les 18 compagnies du “in”. À vous de faire votre choix, à vous de tenter votre chance parmi : Benjamin Vanderwalle, Cirque Trottola et Petit Théâtre Baraque, Collectif Bonheur Intérieur Brut, Compagnie Louis Brouillard-Joël Pommerat, Compagnie Lucamoros, Compagnie Oposito, Décor Sonore, Delices Dada, 2(L) au Quintal, Fanadeep, Générik Vapeur, Gisèle Vienne, Jonathan Capdevielle, Les Chiens de Navarre, Mécanique Vivante, Motus, Pierre di Sciullo ou encore Thomas de Pourquery. Pour le reste, les amateurs des arts de la rue n’hésiteront pas une seule seconde à chiner dans les artères aurillacoises du “off” pour trouver la perle rare et faire passer le mot. Du 21 au 24, Aurillac change de peau... et ça fait du bien.

 

 

 

 

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

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