L'Union du Cantal 14 août 2008 à 00h00 | Par Christian Fournier

Le TGV, vite !

Face au viaduc de Garabit, l’appétit d’un train à grande vitesse auvergnat s’aiguise.

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Pour les entrepreneurs réunis à Garabit, développement économique doit impérativement aller de pair avec désenclavement du territoire.
Pour les entrepreneurs réunis à Garabit, développement économique doit impérativement aller de pair avec désenclavement du territoire. - © C. F.

Pour sa deuxième convention régionale d’été, le 4 juillet, après une première dans l’Allier en 2007, la Confédération générale des petites et moyennes entreprises d’Auvergne s’est réunie à Garabit. En matinée, des échanges intéressaient ses mandataires, “chefs d’entreprises qui, répartis dans un certain nombre d’organismes, co-gèrent bénévolement et dans le cadre du paritarisme (Urssaf, Assedic, Caf…)”, expliquait Hervé Duboscq, président régional de la CGPME. Objectif : “Nous confronter aux problématiques rencontrées dans d’autres départements et tracer une philosophie régionale”. L’après-midi permettait de nombreux débats, dont un avec Alain Marleix, secrétaire d’Etat à l’Intérieur, qui portait sur l’aménagement du territoire et notamment sur le TGV, symbole de développement économique. Et, pour les chefs d’entreprise, le temps presse pour que le train passe.

Entreprises et développement

Pour Hervé Duboscq, “les entreprises d’Auvergne sont à 98 % des TPE (très petites entreprises) et PME. Notre but est de travailler à les développer”. Un facteur semble cependant déterminant pour cela, l’attractivité du territoire : “Une entreprise ne peut être performante que si son territoire l’est aussi, et alors nous devons nous poser la question de savoir quelle doit être sa taille. Celle du Massif central ? Est-ce suffisant ? Serons-nous dans un territoire qui va continuer à perdre des habitants ?”. Le président Duboscq soulignait aussi la réflexion menée par la CGPME en termes de dialogue social “afin de transformer les contraintes en opportunités, car il n’y a pas de développement possible sans progression qualitative des salariés”. Ce qui s’applique au Cantal dans lequel “on sent une volonté territoriale, avec des entreprises qui ont réalisé qu’elles ne pourront exister qu’en sortant d’une réflexion “cantalo-cantalienne”. C’est un peu nouveau pour le Cantal, mais aussi pour l’Auvergne en général”.

Accélérer le TGV

Dans cet esprit, la CGPME Auvergne veut “inciter le chef d’entreprise à ne pas avoir peur de se développer et l’accompagner dans ce développement. Les entreprises auvergnates déposent moins le bilan que d’autres et vivent plus longtemps, conséquence de la prudence et de la sagesse, mais il faut aussi passer un cap. Savoir évoluer. Que le chef d’entreprise mobilise de l’intelligence et de l’énergie pour cette évolution. Faire que les salariés progressent dans une entreprise qui progresse aussi, et dans laquelle on puisse changer de métier. Et cela recoupe aussi la problématique de l’emploi des seniors : leur donner une seconde chance au sein d’une même entreprise”. Une réflexion dans laquelle s’est invité le train : “Le TGV en Auvergne, qu’il vienne de la droite ou de la gauche, est un moteur de développement économique. Il le faut en 2015, voire au maximum en 2020. S’il arrive trop tard, il faudra souffler très fort sur les braises”. C’est le message qui a été délivré à Alain Marleix dont on sait l’engagement à ce propos, car, “de nos jours, 20 ans, c’est le maximum, alors que nous craignons que les dessertes aériennes soient en difficulté dans les cinq ans. Et qu’alors, le développement se fera autrement ou ailleurs”…

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