L'Union du Cantal 15 mai 2019 à 16h00 | Par J.-M. Authié

Le Stade aurillacois devra afficher un tout autre visage l’an prochain

Grâce au point de bonus obtenu à Nevers, le Stade aurillacois a assuré son maintien en Pro D2 lors de la dernière journée. Une saison compliquée sur laquelle revient Thierry Peuchlestrade.

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Ils ont fait le boulot ! Les joueurs du Stade aurillacois sont allés chercher leur maintien en Pro D2 avec leurs tripes, voilà dix jours à Nevers. Un déplacement à hauts risques que les hommes de Thierry Peuchlestrade ont assumé. Enfin !, pourrait-on dire, quand on sait que l’enjeu tenait à un tout petit point. On ne va pas bouder son plaisir sur cette défaite 28-26 et un point de bonus défensif précieux ramené de la Nièvre. On remarquera juste qu’Aurillac aurait même pu aller chercher la victoire, qu’Aurillac a su mettre les ingrédients à l’extérieur, qu’Aurillac a su trouver le bon dosage entre expérience et jeunesse, qu’Aurillac a eu du caractère hors de ses bases.

Un vrai “ouf de soulagement”

Ce match va sûrement faire réfléchir car quand on sait comment Nevers a bataillé pour l’emporter... et qu’une semaine plus tard, on retrouve un Nevers épatant, faisant trembler Bayonne sur ses terres pour aller en demi-finale du championnat. Alors oui, Aurillac est capable de mieux, de beaucoup mieux qu’une simple 14e place au classement en 2019. Thierry Peuchlestrade sait que les siens valent effectivement beaucoup mieux que cela. Mais il aura dû attendre la dernière journée pour pousser un “ouf” de soulagement sur une saison compliquée à gérer, dans bien des domaines. Joueurs, staff, avenir, l’entraîneur en chef désormais des Rouges et Bleus revient sur cet exercice délicat où le couperet est passé très près. “Cela a quand même été une saison assez compliquée car en termes de points, on n’a jamais vu cela depuis Albi il y a trois-quatre ans. Cette année, des records ont été battus et durant toute la saison, nous n’avons jamais été relégables, mais sur la dernière journée, on aurait pu descendre.” Le technicien cantalien a encore en travers de la gorge cette situation cocasse, mais la pilule est passée avec “une immense fierté par rapport au scénario et au comportement des joueurs sur le dernier match”. Justement, un comportement des joueurs à souligner car depuis le 21 décembre, Aurillac était revenu bredouille de tous ses déplacements, emmagasinant même de lourdes défaites, frisant parfois le ridicule dans les attitudes. Thierry Peuchlestrade a toujours défendu les siens, tout en étant très critique au niveau du comportement : “Je leur ai dit à la fin du match. Mêmes les joueurs entre eux en ont parlé. Si on ne le fait pas avant, je ne sais pas pourquoi, juste qu’il fallait être au rendez-vous le jour J et ils l’ont été !” Mais on ne peut pas se contenter de cela. Il y a un problème plus profond que l’entraîneur n’abordera pas et surtout un nombre de blessés trop important pour jouer les premiers rôles sur la saison. Avec une équipe très différente à l’extérieur par rapport à celle qui évoluait à Jean-Alric, le Stade aurillacois n’a pas été en mesure de rivaliser sur la phase retour, hormis donc lors de cette dernière journée où l’enjeu était autre et le groupe plus conforme à celui qui a joué sur la saison à domicile. Pour autant, le club devra prendre en compte ce qui s’est passé cette année pour s’éviter une nouvelle saison galère. Lorsqu’on perd trois matches à la maison, on se doit d’être plus ambitieux à l’extérieur à un moment ou l’autre “tout en tenant compte de cette histoire de Jiff qui est primordiale pour notre club”.

À l’issue d’une saison compliquée, Thierry Peuchlestrade se livre, appelant ses joueurs “à se battre” l’an prochain.
À l’issue d’une saison compliquée, Thierry Peuchlestrade se livre, appelant ses joueurs “à se battre” l’an prochain. - © M. V.

Il faudra des soldats l’an prochain”

Alors, l’enjeu de l’année prochaine sera grand car pas question pour le Stade aurillacois de tendre l’autre joue. Sur cette fin de saison, le staff a accueilli pas mal de joueurs à l’essai, “mais il a fallu attendre ce dernier match. Nous avons très peu de fins de contrats(1) et nous savons très bien sur quels postes nous devons faire le nécessaire. Tout le monde sait qu’Antho Alves s’en va, donc il nous faut un pilier droit. Ensuite, il faut travailler sur l’avenir proche car on sait que Joris Segonds sera aurillacois l’an prochain, mais la suite...”, enchaîne le coach. Plus évasif, Thierry Peuchlestrade lâche qu’il envisage “également de renforcer certains secteurs car il y en a qui prennent de l’âge”, et “qu’il faudra aussi intégrer des jeunes”. L’avenir du Stade aurillacois se dessine donc tout doucement. Restant sur deux derniers exercices plutôt médiocres sur le plan comptable, l’ambition 2019-2020 sera tout autre. “Le président se positionnera là-dessus bientôt. Pour ma part, il est clair que ce championnat s’est resserré au fil des ans. Il faudra s’appuyer sur les bonnes choses de cette saison, de ce très bon point pris à Nevers”, mais l’essentiel sera “de travailler sur le comportement. Il y en a marre des discours, des “il faut faire, il faut faire”. Il faudra des soldats l’an prochain, des généraux aussi, mais surtout des soldats pour aller au front et se battre”.

(1) Maxime Fucina, Flavien Nouhaillaguet, Lotu Taukeiaho.

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