L'Union du Cantal 15 février 2006 à 00h00 | Par Benoît Parret

Le projet de parc naturel régional Aubrac en question

A l´heure où les communes délibèrent sur le projet de création d´un parc naturel régional Aubrac, le GVA de Chaudes-Aigues a ouvert le débat. Positif ou non pour les agriculteurs ?

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L´ensemble du canton de Chaudes-Aigues est concerné par le projet de création d´un parc naturel régional (PNR) sur l´Aubrac, qui serait situé à cheval sur l´Aveyron, le Cantal et la Lozère. "C´est peut-être le début d´un nouveau développement économique, tant sur le plan touristique qu´en faveur de la labellisation de nos produits", a déclaré Gilles Dalle, président du GVA de Chaudes-Aigues, qui avait décidé de débattre du sujet à l´occasion de son assemblée générale mercredi 9 février. "Pour cela, il faut que l´on s´implique dès le premier jour pour fixer nos objectifs aussi bien sur le plan agricole que touristique, car les agriculteurs seront les premiers acteurs", soulignait-il.

"Tourisme et agriculture sont complémentaires"

Les agriculteurs, à l´image de Pierre Gilibert, craignent de nouvelles contraintes imposées à leur activité. Quel sera le poids des avantages sur les inconvénients ? Défenseur de ce PNR, André Valadier, président de la coopérative Jeune Montagne à Laguiole, présentait?ses?arguments.?"Nous avons, nous agriculteurs, des atouts à défendre. Tourisme et agriculture sont complémentaires car les touristes sont des consommateurs potentiels de nos produits". Bernard Vialat, président du comité de développement agricole?du?sud?Aveyron,?et Christian Lefèvre, technicien à la Chambre d´agriculture de l´Aveyron, étaient venus évoquer l´engagement des agriculteurs dans le PNR des Grands Causses, créé au début des années 1990. Les deux hommes ont fait la démonstration de l´intérêt d´adhérer à un Parc en terme d´image et de projets.

"Pas plus de contraintes administratives qu´ailleurs"

"Nous pouvons discuter, expliquer ce que nous sommes sans plus de contraintes administratives qu´ailleurs", soulignait le premier. Certaines actions agro-environnementales ont bénéficié de meilleurs soutiens financiers. "Il est nécessaire de s´impliquer et d´avoir des projets et des les exprimer", poursuivait M. Vialat. Un avis partagé par Bernard Berthelier, directeur?de?la?Chambre d´agriculture du Cantal. Entretien du paysage, maintien de l´activité humaine, valorisation des produits du terroir : un PNR offre de nombreux intérêts. A condition, comme dans le Sud Aveyron, que les agriculteurs s´en emparent et en deviennent les acteurs.

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