L'Union du Cantal 05 décembre 2007 à 00h00 | Par Patricia Olivieri

Le préfet Paul Mourier mobilisé sur l’enveloppe de la PHAE 2007

La FDSEA et les JA ont invité le nouveau préfet Mourier à sa première prise de contact avec un terrain agricole inquiet sur le traitement de la PHAE 2007.

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Cela ne faisait aucun doute hier, Paul Mourier, le nouveau préfet du Cantal, maîtrise le sujet agricole. Invité sur l’exploitation de la famille Degoul à Saint-Clément par la FDSEA et les JA, il s’est montré fin connaisseur des caractéristiques de l’élevage : conformation, génétique... Les questions posées à Jean-Paul Degoul qui élève, avec Arlette, son épouse, et son frère, un troupeau salers en race pure ainsi qu’un cheptel laitier, n’étaient pas celles d’un néophyte. Une connaissance des spécificités de la ferme Cantal et de ses contraintes jugée la bienvenue par les responsables syndicaux pour appréhender le dossier sensible de la PHAE (prime herbagère agroenvironnementale), sur lequel ils avaient tenu à alerter le premier représentant de l’Etat pour sa première sortie sur le terrain.
Paul Mourier sensibilisé aux contraintes d’une exploitation de montagne en système tout à l’herbe sur des terrains accidentés.
Paul Mourier sensibilisé aux contraintes d’une exploitation de montagne en système tout à l’herbe sur des terrains accidentés. - © P. O.

Un plafonnement fortement préjudiciable selon les syndicats

“Cela fait plusieurs mois déjà que nous avons contacté l’administration départementale et nos parlementaires sur le manque de crédits consacrés par l’État à la PHAE 2007”, a rappelé Patrick Escure, président de la FDSEA en introduction. “Nous ressentons une prise de conscience puisque le ministère s’est engagé à des évolutions pour 2008 mais nous sommes sans réponse pour cette année”, a-t-il ajouté, justifiant ainsi la nécessaire sensibilisation du préfet. Et pour illustrer l’impact concret d’un plafonnement accru de cette aide faute de crédits, FDSEA et JA n’avaient rien laissé au hasard en choisissant l’exploitation des Degoul. Située entre 760 et 1030 m, cette dernière s’avère en effet emblématique des contraintes de l’élevage tout à l’herbe, qui plus est dans une zone fortement pentue. 

Issue possible mais non garantie

Ainsi, le manque à gagner lié à un éventuel plafonnement à 70 ha de la PHAE en 2007 s’élèverait à plus de 1700 euros. Le revenu dégagé pour les trois actifs serait au final bien plus affecté en tenant compte du contexte 2007 (voir ci-dessous). “Ce sont aujourd’hui 1000 dossiers qui posent problème du fait d’une enveloppe 2007 déficitaire de trois millions d’euros. En 2008, on va passer à 3000 exploitations”. Patrick Escure a dénoncé un scénario inacceptable, d’autant qu’il pénalisera les départements les plus herbagers au profit “de secteurs d’abord céréaliers qui verront, eux, tous leurs hectares d’herbe primés”. Un constat que Paul Mourier a dit partager pleinement, et dont il s’est engagé à se faire l’écho le lendemain même lors d’une rencontre au cabinet du ministre. FDSEA et JA, qui attendent beaucoup de cet entretien, ont déjà prévenu qu’après une visite conviviale, le ton pourrait changer s’ils n’obtenaient pas satisfaction. 

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