L'Union du Cantal 24 août 2011 à 10h59 | Par P. Olivieri

Le Lioran - Une seconde retenue d’eau pour recréer le précieux or blanc

Fin octobre, la station cantalienne sera dotée d’une seconde retenue d’eau d’altitude qui permettra l’enneigement artificiel de près de 20 km de pistes équipées de canons.

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Avec ses 38 000 m3 de capacité, la retenue des Gardes, construite il y a déjà 14 ans, a permis la saison dernière, pourtant des plus chiches en flocons après les premières chutes de fin novembre, d’assurer l’enneigement artificiel de la moitié des pistes équipées de la station du Lioran. Contribuant ainsi à un chiffre d’affaires de cinq millions d’euros, dans les objectifs de la Saem Lioran développement, et permettant à cette dernière d’investir notamment dans une politique de neige de culture renforcée en vue d’accroître l’attractivité de la “petite” station cantalienne qui commence à se faire un joli nom, hiver comme été. Mercredi, alors que la température frôlait les 30°C à 1100 m d’altitude, le Conseil général avait ainsi convié élus, partenaires et entreprises, à une visite de chantier d’une seconde retenue en cours de construction. Un ouvrage jugé indispensable pour couvrir, en cas de besoin, d’une couche de 30 cm de neige de culture, la totalité des pistes dotées de canons (soit plus de 20 km en 2012), d’autant que le temps de remplissage de la retenue des Gardes s’avère trop long.

Glisse assurée dès la sortie du train

 

Implantée sur un terrain de 20 000 m2 au dessus de la gare, l’installation occupera à terme (fin du chantier planifié pour fin octobre 2011) une superficie de 16 000 m2, dont 10 000 m2 de surface en eau descendant en pente douce vers un fond de bassin de 1 000 m2 pour une profondeur d’eau de 13 m au centre. Cette retenue d’altitude sera alimentée à partir du trop-plein du château d’eau du rocher du Cerf, issu des sources du Cheylat et non exploité par le réseau d’eau potable. Entamés le 26 avril dernier au terme de multiples études conduites depuis 2007, les travaux entrent dans la phase de mise en étanchéité et de confinement. Après l’excavation de quelque 85 000 m3 de matériaux, dont 55 000 seront réutilisés sur site pour constituer la digue (le reste valorisé sur le chantier des parkings), le futur bassin, aux allures actuelles de cratère volcanique, sera recouvert d’une couche de 30 cm de matériaux sur laquelle sera posé un premier géotextile drainant, puis une géomembrane d’étanchéité en PVC et un nouveau géotextile, de protection cette fois. Dernière couche de confinement de ce mille-feuille : 60 cm de matériaux destinés à dissimuler les géomembranes. En contre-bas de la digue, une station de pompage semi-enterrée sera dotée d’un transformateur et de pompes dont le rôle sera d’envoyer l’eau au système central d’enneigement par une canalisation de 1 200 m. “Nous profitons de cette nouvelle retenue pour équiper également la piste de la gare d’un enneigeur. Cela va nous permettre de communiquer sur le fait que le Lioran est une des rares stations où on pourra prendre le téléski en descendant du train”, se réjouit Jean-Marie Chabriat, responsable mission au Lioran pour le Conseil général, qui compte aussi faire valoir l’intérêt économique de l’option “forfait + train”. Le développement de cette pratique ayant en outre l’avantage de désencombrer les parkings.

 

Quelque 85 000 m3 de matériaux ont été dégagés depuis fin avril, créant un petit cratère.
Quelque 85 000 m3 de matériaux ont été dégagés depuis fin avril, créant un petit cratère. - © P.O.

Cinq cents places de parking

 

Justement, l’aménagement des parkings P4 et P5 devrait être complètement achevé fin août (avec pose de séparateurs de voies, voie piétonne...). Ces 200 places supplémentaires redonneront à la station sa capacité d’accueil d’avant travaux du tunnel du Lioran (soit 500 places). Coût total de ces deux opérations : 3,336 millions d’euros (dont 2,384 Me pour la retenue, financée par le Conseil général). Une “belle opération économique” et “deux chantiers spectaculaires même s’ils sont peu visibles du commun des mortels”, a estimé Vincent Descœur avant d’associer à cette réalisation la caisse Centre France du Crédit agricole, partenaire bancaire de ces investissements.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

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