L'Union du Cantal 07 novembre 2006 à 00h00 | Par P.Piganiol

Le groupe Altitude déroule son plan comme prévu

Six mois après sa constitution, le groupe Altitude a donné des nouvelles rassurantes aux administrateurs et délégués de ses coopératives d’Auvergne et du Limousin.

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Jean-Pierre Château entouré de Didier Chaumeil, Jean-Pierre Soularue, Germaine Sérieys et Didier Boussaroque.
Jean-Pierre Château entouré de Didier Chaumeil, Jean-Pierre Soularue, Germaine Sérieys et Didier Boussaroque. - © L'Union du Cantal
“On est dans le plan prévu. Le groupe est en ordre de marche aux niveaux organisationnel et managerial. Nous restons sur l’objectif de retrouver une profitabilité à l’horizon de trois ans, étant entendu qu’Altitude équilibrera ses comptes en 2006 malgré les pertes de sa filière viande”, annonce Jean-Pierre Château, président d’Altitude. Six mois après la constitution de la nouvelle union de coopératives, née de la fusion des groupes Centre-Lait et Eleveurs du pays vert, ses responsables ont réuni deux “comités de bassin” : l’un à Naves (Corrèze) pour la région Limousin, l’autre à Vic-sur-Cère pour la zone Auvergne. Ces comités regroupent pour l’heure et successivement quelque 70 et 192 délégués ou administrateurs des coopératives de base. “Ils se réuniront une fois par an, notre volonté étant de les ouvrir à d’autres représentants pour impliquer les agriculteurs dans la vie du groupe et la définition de sa stratégie. Car nous avons besoin d’hommes et de femmes qui s’engagent”, insiste le président Château. Ces deux rencontres ont avant tout permis d’informer les adhérents sur la situation du groupe six mois après la fusion. “Nous avons commencé par agir là où ça fuyait le plus, c’est à dire au niveau de la filiale Covial”, commente Jean-Pierre Château. Ainsi, les volumes d’abattage ont-ils un temps été réduits de 220 à 160 vaches par semaine.
Le déficit de Covial divisé par deux
“Nous sommes aujourd’hui revenus à 200 vaches par semaine”, assure le président. “Nous prévoyons de traiter 6 200 tonnes de bovins sur l’année 2006”, complète Xavier Bel, secrétaire général du groupe. Parallèlement, l’activité d’import-export a été totalement arrêtée, et Covial ne sert plus pour l’instant les restaurants en direct, “car nous n’avons pas d’équilibre carcasse derrière”. L’atelier de fabrication de steaks hachés d’Aurillac continue quant à lui à fonctionner. Des mesures qui auraient porté leurs fruits puisque, conformément aux prévisions, le déficit de Covial aurait été divisé par deux (1,5 millions d’euros prévisionnels pour 2006), l’objectif restant de revenir à l’équilibre en 2008. La restructuration a d’autre part conduit à supprimer une trentaine de postes (dont une douzaine à Covial) par licenciements ou départs volontaires. Mais le groupe embauche à nouveau aujourd’hui : 25 offres d’emploi seraient en cours. Covial va en outre profiter des investissements programmés par la filière porcine. Comme prévu, une chaîne dédiée au porc est en effet en cours d’aménagement dans ses ateliers du Pôle viande à Aurillac. Elle devrait être opérationnelle en mars 2007, en même temps que l’atelier Porc-Centre que la filiale Cantal-Salaisons est en train de construire à Volvic.
Vers une progression des volumes
Les volumes transformés devraient alors passer de 600 à 800 porcs par semaine. Le président Château parie également sur une progression des volumes en bovins dans le cadre du développement de filières. “La priorité, c’est d’organiser la production. Car nous sommes actuellement dans une situation de cueillette, alors qu’il faut arriver à planifier les sorties d’animaux pour répondre aux attentes des marchés. Il faut que nous fassions avec les bovins ce que nous savons faire avec le porc ou le lait : à savoir contractualiser avec nos adhérents les périodes de sortie des bovins, et mettre en place une stratégie de primes ou de prix qui incite à produire au moment où nous en avons le plus besoin et permettre de redistribuer la valeur ajoutée que nous saurons capter”. Le tout au travers de marques et signes de qualité, y compris le Label rouge salers, quasiment au point mort aujourd’hui : “Nous sommes prêts à nous engager de manière forte dans son développement, mais il faut pour cela revoir le cahier des charges”, commente le président d’Altitude. Révision qui serait d’ailleurs en cours.

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