L'Union du Cantal 08 décembre 2004 à 00h00 | Par Renaud Saint-André

Le désenclavement numérique et routier du Cantal programmé

Le Cantal, plutôt en avance sur l´internet à haut débit en milieu rural, veut rattraper son retard en matière de téléphonie mobile et améliorer sensiblement ses routes.

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L´ouverture du département fait partie des axes prioritaires autour desquels s´articule le "projet Cantal" souhaité par le Conseil général. Le président Vincent Descoeur l´a rappelé lundi 29 novembre, en préambule à un point presse consacré au désenclavement. Il n´y a pas si longtemps, le désenclavement était uniquement synonyme de liaisons rapides et sûres, routières, ferroviaires ou aériennes. Afin de conforter l´activité économique existante et attirer de nouvelles entreprises, il convient d´ajouter désormais la notion de désenclavement numérique, qui se traduit par un maillage complet du territoire en téléphonie mobile et en accès à internet haut débit.

Résorber les "zones blanches"

La couverture en téléphonie mobile a d´abord fait l´objet d´un travail d´identification de "zones blanches" (territoires qui ne sont couverts par aucun des trois opérateurs). Il apparaît que 80 communes cantaliennes ne sont pas desservies. Une première phase permettra à 35 d´entre elles de profiter simultanément des services des opérateurs -Orange, SFR et Bouygues- avant fin 2005. Le principe dit de "l´itinérance" revient en effet à mutualiser les moyens techniques. Sur cette première phase, le Conseil général intervient directement, finançant l´acquisition d´un terrain, sa viabilisation et l´installation des pylônes (seuls les émetteurs, les antennes et leur maintenance sont à la charge des opérateurs). La deuxième phase, qui intéressera cette fois les 45 communes restantes, sera entièrement prise en charge par France Télécom, mais profitera tout de même du principe de l´itinérance.

96% de la population en haut débit en 2006

Parallèlement, France Télécom s´est engagé en avril dernier en signant une convention "Département Innovant", afin d´accélérer le déploiement de l´internet à haut-débit, qualifié par M. Descoeur de "vecteur essentiel de développement économique et d´attractivité du territoire". Après n´avoir concerné pendant longtemps qu´Aurillac et les deux sous-préfectures, une avancée significative était enregistrée en 2004 : 53 % de la population était couverte en haut débit. En 2005, l´extension se poursuit et devrait atteindre 76 % de la population, en commençant par les chefs-lieux de cantons. Puis 96 % fin 2006. Finalement, seulement 20 communes ne pourront y prétendre par la voie "classique". C´est pourquoi le Conseil général y proposera de nouvelles expérimentations basées sur des principes innovants comme le Wifi (expérimenté avec succès à Saint-Mamet), le Wimax (ondes radio) ou le CPL (courant électrique porteur). 100 % de la population aura alors accès à ce fameux haut débit... En attendant le "très-haut débit", dont on parle déjà…

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