L'Union du Cantal 08 juillet 2009 à 16h00 | Par P. OLIVIERI

Le Conseil général se dote d’un plan de prévention

Le Département a adopté fin juin un plan de prévention des déchets destiné à réduire les 97 450 tonnes de déchets ménagers et assimilés cantaliens.

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Trier : un premier pas pour redonner une seconde vie aux déchets.
Trier : un premier pas pour redonner une seconde vie aux déchets. - © dr

Hasard du calendrier, c’est la veille même d’un colloque organisé à Ytrac sur la gestion des déchets et les solutions alternatives à l’enfouissement  et quelques jours avant le vote de la loi Grenelle 1 au Sénat, que le Conseil général a adopté sans hésitation ni opposition son Plan départemental de prévention des déchets (PDPD), lequel vise à réduire en amont la production des déchets. Un impératif quand on sait que le PDEDMA, Plan départemental de gestion des déchets ménagers et assimilés, le grand frère du PDPD, évaluait déjà en 2005 à quelque 97 5450 tonnes la production dans le Cantal de ces déchets ménagers et assimilés, soit 650 kilos par an et habitant, dont 375 kg de seuls déchets ménagers. Ce nouvel outil, planifié sur cinq ans (2010-2014), a aussi été jugé des plus nécessaires du fait de “projets de centres de traitement confrontés à l’opposition de populations riveraines, malgré des exigences techniques et réglementaires toujours plus contraignantes et coûteuses”, selon les termes du rapport du Conseil général. Le dossier Branviel n’était pas bien loin...

Agir à la source
En 2008 un groupe de réflexion départemental, associant les principales collectivités concernées (Caba, syndicat des Cramades, Sietom de Drugeac), les chambres consulaires, l’Ademe, les associations familiales et de consommateurs, a donc planché sur la question et défini trois voies d’actions prioritaires et complémentaires. En premier lieu, celle de la réduction “à la source” (refus des prospectus, des sacs de caisse, produits jetables, etc.) et d’une valorisation autonome adaptée (compostage, réutilisation) ; la seconde voie consiste en la réduction des déchets par un usage maximisé du produit, une consommation raisonnée et la sélection des achats (impression papier recto-verso, éco-recharges,...). Enfin, il s’agit de “détourner” le déchet de l’abandon en centre de stockage notamment par le tri des matériaux et produits dangereux (piles, huiles usagées, médicaments,...). Autant de propositions validées par les conseillers généraux, y compris ceux du groupe des élus socialistes. Leur chef de file, Florence Marty craignait cependant que ce plan ne suffise pas. “Le citoyen peut faire tous les efforts du monde, si les industriels continuent à produire autant, ça ne changera pas”, analysait la conseillère générale d’Aurillac II. Un réalisme partagé dans l’Assemblée, notamment par François Vermande (Maurs) appelant lui à un dispositif de bonus-malus. Mais comme l’ont rappelé certains, il faut bien commencer à agir un jour.

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.
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