L'Union du Cantal 17 mai 2006 à 00h00 | Par Benoît Parret

Le compostage, bon pour la nature et les économies !

Le compostage du fumier permet de réaliser des économies de temps et d’argent en valorisant les déchets organiques produits sur l’exploitation.

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La machine à composter effectue l'été les deux passages préconisés pour “broyer” au mieux le fumier.
La machine à composter effectue l'été les deux passages préconisés pour “broyer” au mieux le fumier. - © L'Union du Cantal
A l’aide du chargeur de la Cuma, Julien Tufféry dégage de la stabulation le fumier accumulé sur l’aire paillée durant tout l’hiver. Celui-ci est transporté en différents points de l’exploitation pour une plus grande efficacité au moment de l’épandage. Les andains de plusieurs dizaines de mètres ainsi stockés seront ensuite préparés pour le passage du composteur de la Cuma sanfloraine“Maîtrise des déchets organiques”. L’été, quand le sol porte davantage et que la chaleur accélère la fermentation à une température de 70 degrés, détruisant en particulier les graines d’adventices, l’engin effectue les deux passages préconisés pour “broyer” au mieux le fumier. L’an passé, l’opération s’est effectuée en 32 minutes pour le premier passage et 12 minutes pour le second trois semaines plus tard, les volumes ayant déjà fortement diminué. Le compost sera ensuite utilisé durant l’hiver.

“Parfaitement adapté au besoin des sols”


Dès la création à Saint-Flour en 2002 de la Cuma “Maidor”, cet agriculteur d’Alleret de Saint-Poncy a été convaincu de l’intérêt de la formule. “Avec un PH basique, il correspond parfaitement au besoin des sols d’origine granitique acide que nous avons ici, précise-t-il. Inodore, il peut être utilisé à proximité des habitations et je gagne ainsi une dizaine d’hectares. De manière complémentaire, j’utilise le lisier sur les surfaces les plus éloignées”. L’exploitation compte 45 laitières et 450 cochons produisant 2 300 mètres cubes de lisier et environ 250 à 300 tonnes de fumier. Ce dernier, une fois composté, diminue de moitié réduisant d’autant le nombre d’épandages (30 rotations au lieu de 60 auparavant) nécessaires pour couvrir les surfaces herbagères et les 7 hectares de culture de céréales.

Réduction des charges


Là aussi, le gain de temps se vérifie très rapidement ainsi que la réduction des charges (carburant et usure du matériel). “Je suis entièrement satisfait”, reconnaît Julien Tufféry. De plus, la pratique du compostage, dont l’attrait environnemental n’est plus à démontrer, lui a permis de signer un Contrat d’agriculture durable (CAD) en avril 2005. Il s’est engagé à valoriser 150 tonnes de compost en contrepartie d’une aide de 1,76 euro la tonne. “Cela couvre les frais du rotor pour les deux retournements”, assure-t-il. Le coût d’épandage du compost s’élève à 685 euros contre 975 euros pour le fumier. Avec l’aide CAD, l’économie est de 553 euros par an.

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