L'Union du Cantal 26 janvier 2011 à 10h57 | Par R. Saint-André

Le collège salarié retrouve la présidence du tribunal

Le tribunal paritaire a effectué sa rentrée et a dressé un bilan de l’année écoulée.

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C’est un modèle du genre. Le tribunal paritaire des prud’hommes change tous les ans de présidence, avec en alternance un représentant du collège employeurs et un issu du collège des salariés. C’est ainsi que, lors de l’audience solennelle de rentrée, Jean-Vincent Boudou a succédé à Michel Dibonnet. Avant de transmettre la médaille symbolique, le président sortant est revenu sur l’activité prud’homale de l’année écoulée. Il relève une stabilité des affaires inscrites (142 en 2010 pour 140 en 2009). C’est toujours dans le commerce que les affaires sont les plus nombreuses (53), devant les activités diverses qui progressent nettement (45) et l’industrie qui a pratiquement diminué de moitié (21). Suivent des affaires dans les sections encadrement (15) et agriculture, loin derrière avec huit affaires traitées (soit 5,6 % de l’activité du tribunal).

Le procureur de la République, Jean-Vincent Boudou et Michel Dibonnet.
Le procureur de la République, Jean-Vincent Boudou et Michel Dibonnet. - © RSA

Des conflits, ici comme ailleurs

 

“La première vocation des juges de proximité que nous sommes, c’est la conciliation”, souligne Michel Dibonnet, même s’il convient qu’elle reste difficile à mettre œuvre. “Faute de temps et de volonté de chacune des parties”, a-t-il remarqué. L’an dernier, seulement 13 affaires ont abouti à une conciliation. S’ajoutent les 17 autres qui ont fait l’objet d’un désistement. “Il serait simple, voire simpliste d’avoir une vision positive de cette situation”, a ensuite commenté le nouveau président, convaincu que le Cantal n’est pas protégé des conflits du travail. Pour Jean-Vincent Boudou, “nombre d’entreprises - et donc de salariés - sont touchées par les soubresauts d’une crise qui n’est pas finie et dont nous n’avons certainement pas encore vu tous les effets”. Le représentant des salariés met encore l’accent sur un état de fait : les ruptures conventionnelles sont en très forte progression (284 demandes en 2009 ; 412 en 2010). Une “dérive” selon le président, “qui cache de véritables licenciements, faisant reporter sur la société, via Pôle emploi, des attributions qui ne sont pas les siennes”...

 

 

 

 

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

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