L'Union du Cantal 16 août 2006 à 00h00 | Par Renaud Saint-André

Le choix d’investir pour se doter d’un outil performant

Le Gaec des Collines à Labrousse a investi pour moderniser sa salle de traite. Le confort de travail et les performances ont nettement progressé.

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La salle de traite, moderne et sûre, du Gaec des Collines de Labrousse, avec dans la fosse de gauche à droite : les éleveurs Michel et André Oustry et le contrôleur laitier Guy Monboisse.
La salle de traite, moderne et sûre, du Gaec des Collines de Labrousse, avec dans la fosse de gauche à droite : les éleveurs Michel et André Oustry et le contrôleur laitier Guy Monboisse. - © L'Union du Cantal
L’exploitation du Gaec des Collines, à Inserres de Labrousse, ne cesse d’évoluer au fil des ans. Tout récemment, la salle de traite a été entièrement refaite. Les problèmes de cellules ont disparu dans cet élevage laitier depuis les derniers aménagements. Adhérent à la Charte qualité depuis juillet 2002 (après une première évaluation en 2001), le Gaec, composé de Michel et André Oustry, a pu profiter d’aides substantielles à l’investissement. Parallèlement, la reconnaissance des améliorations apportées à cet atelier a permis d’augmenter la référence laitière. “Et surtout, la modernisation nous permet de travailler dans de bien meilleures conditions”, insistent les deux frères avant de procéder à une visite guidée. Dans la laiterie, du carrelage au sol, des cloisons en PVC faciles à nettoyer, des lambris plastifiés au plafond, un programmateur de lavage automatique tout neuf, un lavabo en inox... Dans la salle de traite proprement dite, de nouveaux décrocheurs, un sol en résine, des nettoyeurs haute-pression pour laver les quais, un tapis de fosse en PVC, des ventilateurs qui chassent les mouches et rafraîchissent l’atmosphère.
Un audit avant les travaux
Guy Monboisse, contrôleur laitier, se félicite aussi de la présence d’un bureau à proximité, où les documents sont tous archivés : plan d’épandage, identification, carnet sanitaire, enregistrement des performances techniques, etc. Avant de se lancer dans des travaux, les frères Oustry ont d’abord demandé à l’Etablissement départemental de l’élevage de réaliser un premier audit. René Forestier leur a donc listé plusieurs points à corriger. Les investissements ont été faits en fonction des conclusions de cet audit. Lors d’une nouvelle visite, M. Forestier a relevé chacune des améliorations apportées, permettant au Gaec de profiter des subventions. “Nous avons été parmi les premiers à monter un dossier suite à la lecture d’un article dans l’Union”, se félicite André Oustry. Pressés de gagner du temps, de disposer d’un certain confort de travail et séduits à l’idée de transmettre à leurs successeurs un outil performant, ils n’ont pas mis longtemps à se décider. Ils ont touché 2 000 euros du Conseil général et 6 400 euros du Conseil régional, qui distribue les aides du GVL (Groupement viande lait). “Grâce à tout ça, on est passé de la 2cv à la Mercédès”, résume de manière imagée Michel Oustry.

La main à la pâte
Un peu plus tôt, le Gaec des Collines avait déjà réalisé de lourds investissements dans le cadre d’un programme PMPOA (Plan de maîtrise des pollutions d’origine agricole) : des aménagements de bâtiment, une seconde fosse, une aire cimentée pratique pour nettoyer les véhicules “et qui permet de sortir de la voiture en pantoufles pour aller directement aux ateliers”, s’amusent les éleveurs qui ont usé de pas mal d’huile de coudes, assurant eux-mêmes une bonne partie du chantier de maçonnerie. Jusqu’à présent, ils ne regrettent pas leur choix, avouant même que leur trésorerie s’en trouve plutôt confortée, et ce malgré le crédit de 10 000 euros contracté pour la modernisation de la salle de traite. C’est en revanche la baisse du prix du lait qui les inquiète. Même s’ils ne désespèrent pas une prochaine revalorisation significative.

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