L'Union du Cantal 26 avril 2017 à 08h00 | Par Renaud Saint-André

Le Cantal place Macron en tête, mais aurait préféré Fillon plutôt que Le Pen

Non seulement le candidat d’En Marche arrive en tête dans le Cantal, mais de surcroît il y fait une meilleure performance qu’au plan national.Ce n’est pas le cas de la deuxième qualifiée.

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“Ascension fulgurante”. C’est ce que tout le monde retient du parcours d’Emmanuel Macron, arrivé en tête pour le premier tour de l’élection présidentielle, tant dans le département (26,74 %) qu’en France (23,9 %). Car il y a seulement deux ans, ni les Cantaliens, ni les Français ne connaissaient le conseiller de François Hollande (PS), devenu ministre, avant de lancer son mouvement “En Marche” et d’aspirer aux plus hautes fonctions de l’État. En revanche, le département se distingue en plaçant Marine Le Pen en troisième position (FN 18,17 %) et non pas deuxième, derrière François Fillon (LR 23,58 %). Dans le détail, la circonscription du député Calmette (Aurillac) a largement préféré Macron, tandis que chez le député Marleix (Saint-Flour et Mauriac), le candidat des Républicains arrive en tête, ce que n’omet pas de souligner Eddy Raulin, secrétaire départemental du parti et référent du candidat Fillon (voir ci-dessous)... même si l’amertume est palpable.

Le Cantal “progressiste”

Changement d’ambiance chez les macronistes, dans un restaurant du centre-ville aurillacois. François Danemans, référent départemental d’En Marche(1), arbore un large sourire : “Le Cantal est progressiste, contrairement à l’image qu’on lui donne ! C’est un coup de balai qui fait voler en éclat le clivage gauche/droite.” Le score obtenu tient, selon lui, au discours sur la ruralité tenu par Emmanuel Macron, “qui prend en compte l’agriculture, mais pas seulement, dans ces territoires qui se désertifient sur le plan médical, juridique, etc.” Et de rappeler que le Cantal, ainsi que la Lozère, étaient cités dans “Révolution”, le livre-programme sorti en novembre. Pour autant, François Danemans se garde bien de crier victoire trop vite. Il entend continuer la campagne d’entre deux tours, redoutant à la fois l’abstention et la capacité des frontistes à mobiliser.

- © UC

En attendant le débat

“Macron ne voulait pas débattre avec Marine Le Pen, il sera bien obligé !”, remarque non sans malice un Gilles Lacroix radieux. Le représentant FN dans le Cantal est pressé de suivre ce rendez-vous, convaincu qu’apparaîtra au grand jour un “programme creux” du candidat d’En Marche. Dans le département comme ailleurs, Gilles Lacroix n’imagine pas les sensibilités ancrées à droite voter pour l’ancien ministre d’Hollande. Il analyse en outre la marge de progrès possible auprès des suffrages non exprimés, encouragé par un Front national qui progresse dans le Cantal.

(1) Maire de Calvinet, il est probable qu’il obtienne l’investiture d’En Marche aux élections législatives sur la 1re circonscription.

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

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